Si une frange de Guinéens qualifie le bilan annuel du CNRD de négatif, d’autres saluent les actions menées par l’équipe du Colonel Doumbouya durant sa première année de gestion. L’ancien commissaire à la CENI trouve deux domaines pour lesquels, le CNRD peut se taper la poitrine.
Alhassane Makanéra Kaké apprécie ce qu’il appelle un changement positif sur le plan social et celui économique. Le climat de confiance entre les hommes en uniforme et les populations est un fait qu’il met en avant. Ensuite, l’universitaire parle de la baisse des prix des denrées de première nécessité.
« Sur le plan social, il ya un changement, il faut le reconnaître. On est plus avec trop de barrages. Moi je me rappelle, en partant à Boké il y avait 8 barrages pour être là-bas. On t’arrête même si tu as tous tes papiers, si tu ne donnes pas de l’argent on te retarde. Aujourd’hui quand je bouge ici, un Gendarme me contrôle et je continue et je ne m’arrête pas, je ne paye pas un franc. De ce côté, j’apprécie cela. Sur le plan économique, l’impact de certaines décisions c’est à long terme. Mais sur le court terme, le prix de certains produits a baissé aujourd’hui. Si on prend le riz par exemple, moi je prenais le riz de meilleure qualité à 320.000, aujourd’hui chez le boutiquier je paye à 290.000. En suite, le franc guineen gagne beaucoup plus de valeur. Ça veut dire qu’on s’enrichit un peu. Mais le plus important c’est quand le CNRD récupère les biens de l’Etat. Après la casse on va reconstruire. Avant le 05 septembre, je fais Conakry Kindia, 4h30 en voiture. Aujourd’hui dans la même voiture je fais 2h 20. Il ya donc une différence », analyse le Juriste.
Le membre du Comité national des Assises appelle par ailleurs les acteurs impliqués à faire preuve de patriotisme afin de mettre l’intérêt national en avant.
