L’organisation guinéenne pour la défense des droits de l’homme fait partie des structures plaignantes dans l’affaire des massacres du 28 septembre 2009, dont le procès a démarré en apothéose mercredi à Conakry.  Après la comparaison de tous les accusés à la barre pour la première fois et la notification à chacun des charges retenues lui aucours de la première journée,  l’espoir prend le dessus sur le doute qui animait L’OGDH.  C’est ce qu’a affiché en tout cas le vice-président de cette organisation interrogé par maguineeinfos.com. 

Me Alpha Amadou DS Bah affiche un sentiment émouvant de voir à la barre les personnes selon lui, qui se croyaient intouchables. Il fait allusion à Moussa Dadis Camara, ancien président de la transition,  Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, son aide de camp au moment des faits,  Claude Pivi, Moussa Thiegboro Camara ainsi que tous les autres.  Mais qu’à cela ne tienne,  le rêve d’obtenir justice dans cette affaire reste un combat sans fin pour ce défenseur des droits humains.

« Les attentes ne changent pas, c’est est toujours les même. Que les responsables de ces faits soient punis et ensemble déterminer chacun dans le rôle qu’il a joué dans ces massacres. Et c’est à la justice de le déterminer. En ce qui nous concerne, nous mettrons tout en œuvre pour apporter tous les éléments à notre disposition. Nous avons des témoins, des victimes qui ont identifié leurs agresseurs, donc je pense que cela pourrait être versé au dossier pourqu’au moment venu qu’ils soient confondus par rapport aux faits qui leur sont reprochés », a déclaré Me DS.

Par ailleurs,  cet avocat de fonction rassure que plus de 130 victimes de viol se sont déclarées dans cette affaire et qu’elles seront toutes entendues au moment opportun.  En attendant, ce procès historique qui s’est ouvert est reporté au 04 octobre prochain,  pour les débats de fond.

Yam’s Cheick Camara