Jusque-là, l’ANAD, le RPG, la CORED et le FNDC politique rejettent l’offre de rencontre faite par les facilitatrices nationales. Mais du point de vue exigences, Cellou Dalein Diallo n’exclut pas totalement un retour à la table de discussions. Il pose tout de même un certain nombre de conditions avant d’y retourner.
D’abord, il justifie le refus de son camp de dialoguer par ce qu’il appelle manque de confiance entre les parties prenantes, mais aussi le déroulement des agendas non dévoilés par les autorités.
« Il y a une crise de confiance entre les acteurs. Certainement, la junte prête des ambitions ou des agendas cachés à la classe politique. La classe politique aussi soupçonne la junte d’avoir des agendas cachés compte tenu d’un certain nombre de facteurs survenus depuis la prise du pouvoir par l’armée. Cette crise de confiance s’est plutôt aggravée. C’est pourquoi, nous avons souhaité avoir un Médiateur de la CEDEAO, la participation du G5, des Organisations de la Société civile qui aussi déploient des observateurs électoraux et du CNT qui est chargé de la mise en place du cadre juridique et réglementaire nécessaire à l’organisation des élections », évoque t-il, avant de poser les conditions de sa participation au nouveau cadre de dialogue.
« Il faut prévoir des participants qui ont de l’expérience, qui sont capables de discuter des questions liées aux conditions à réunir pour aller aux élections », exige le Président de l’ANAD.
Adama Diallo









