L’Association des victimes du camp boiro ne compte pas baisser les bras dans le dossier qui l’oppose au Président de la transition suite à la rebaptisation de l’aéroport de Conakry au nom de Ahmed Sékou TOURÉ. Pour s’attaquer à cette décision, elle s’est tournée vers la Cour suprême. Interrogé ce mercredi, 12 octobre 2022, Boubacar Barry, l’un des responsables de l’AVCB revient sur cette procédure.
Pour lui, le principal responsable de ses actes est Sékou TOURÉ, premier président de la Guinée. C’est pour donner le nom de l’aéroport à ce dernier est du goût âpre pour les victimes du Camp boiro. Il dit avoir usé de tous les moyens légaux avec ses pairs afin d’être rétablis. Mais jusque-là, aucune suite.
« Nous, nous épuisons toutes les voix de recours disponibles au niveau de notre pays. Nous avons considéré que c’est un acte qui est un abus de pouvoir parce qu‘il a été pris de manière unilatérale et forcément sur un sujet qui était très polémique. Effectivement le nom du Président Sékou Touré est très controversé. Il y a même des écrivains qui l’ont traité de héros et tyran. Nous avions estimé à l’époque que pour aller vers la réconciliation, il ne fallait pas remuer le couteau dans les plaies. Ce sont quand même les pères fondateurs de l’indépendance de la Guinée, toutes catégories confondues qui jusqu’à date se retrouvent encore dans des fausses communes. Le principal responsable de ses actes est quand-même même le Président Ahmed Sékou Touré, c’est sous son régime que cela a été fait. Tous les processus honorifiques devaient suivre d’abord le processus Vérité Justice et Réconciliation. En ce moment là si on estime que Sekou Touré doit être honoré, pourquoi pas? En ce moment ce sera une décision collégiale. Comme on le fait maintenant, on a tanté de le faire maladroitement avec Elhadj Diawadou Barry qui est aussi un père de l’indépendance dont le nom a été attribué à un espace controversé », regrette Boubacar Barry de l’Association des Victimes du Camp Boiro et vice président de l’UFR.
Ousmane Baldé









