L’accord trouvé entre la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest et les membres du gouvernement CNRD sur la durée de la transition laisse plonger de nombreux acteurs politiques guinéens dans l’incertitude totale.  Si pour d’aucuns, ce compromis reste une lueur d’espoir pour un retour à l’ordre constitutionnel,  pour d’autres, rien ne prouve son caractère sérieux vis-à-vis des recommandations et exigences faites par certaines formations et coalitions politiques.  Parmi les pessimistes, Dr. Ibrahimasory Diallo de l’ADC-BOC.

En fin la durée accordée à la transition guinéenne est de 24 mois. C’est en tout cas l’accord trouvé entre la CEDEAO et la junte militaire au pouvoir.  Mais cette décision va rentrer en vigueur à partir du 1er janvier, 2023, selon le président de la transition. Ce, après un an et quelques mois de la prise du pouvoir par le CNRD. Chose qui sème la confusion chez le président du bloc de l’opposition constructive.

« Il y a un problème d’incompréhension générale sur la durée de la transition. La durée, nous sommes d’accord pour les 24 mois c’était d’ailleurs la proposition de BOC, mais dire que cela débute le 1er janvier 2023, c’est là où il y a problème. On ne pas admettre qu’on mette en place les institutions de la République, le CNT, le Gouvernement et engager certaines réformes dans le pays et dire que la transition doit débuter en 2023 pour prendre fin en 2025, je ne comprends pas cela », dit-il tout en invitant le le CNRD à revoir sa copie. « Nous demandons au CNRD de ne pas partir vite en besogne », a-t-il lancé.

Yam’s Cheick Camara