Depuis le Sénégal où il s’exile, le Président de GDE se dit préoccupé de la façon dont les autorités guinéennes déroulent l’agenda de la transition. C’est la peur créée par le CNRD qui amène les leaders politiques à fuir le pays selon cet acteur politique. Il dénonce l’instrumentation de la justice et la gestion unilatérale de la chose publique.

Ensuite, Aboubacar Soumah bondit sur le cadre de dialogue inclusif annoncé par le Premier ministre. C’est une annonce mort-née à ses yeux. Il soutient que le CNRD n’a pas la volonté réelle de réunir les acteurs politiques concernés par la transition.

« Je suis désormais en exil parce que lorsque j’ai appris tous les échos et il y’ avait près de 5 pick-ups qui entouraient mon domicile, on dirait un criminel ou quelqu’un qui a tué. Lorsque j’ai appris cela, j’ai décidé de rester (en exil). Je suis en exil parce que le CNRD cherche à faire taire toutes les voix dissonantes. Le CNRD est en train de faire la dictature de manière la plus mauvaise, s’il faut faire taire toutes les voix dissonantes, le pays n’avancera pas. Il n’y a pas de justice en Guinée », déplore t-il.

En ce qui concerne le cadre de dialogue, l’ancien député pense que le gouvernement et le CNRD n’ont pas la bonne foi de dialoguer avec les différentes composantes de la nation.

« Il (Bernard Goumou ) n’a qu’à se référer à son CNRD, le CNRD a créé une crise, il s’est créé une opposition. Le CNRD n’a pas la bonne foi  de s’assoir avec les Guinéens et discuter. Le CNRD a une seule volonté, c’est de créer sa propre classe politique et son propre candidat. Le CNRD est en train de se tromper, c’est ça là vérité. Si Cellou Dalein Diallo arrive à Conakry aujourd’hui il sera réceptionné par la maison centrale, il va rejoindre les Damaro, Kassory et Diané, même chose pour Sidya Touré aussi. Si le CNRD est devenu une mouvance, ils n’ont qu’à choisir leurs facilitateurs, il revient à la classe politique aussi de choisir ses facilitateurs. Le CNRD ne veut pas de dialogue, il veut faire un mandat et trouver dans 5 ans, quelqu’ un à qui ils vont donner le pouvoir pour les couvrir après », a indiqué monsieur Soumah.

Ousmane Baldé