Parmi de nombreux points de revendications faites par le quatuor dans le cadre de sa participation au dialogue inter-guinéen en perspective, figure de plus belle la levée du contrôle judiciaire infligé à certains de ses membres influents soupçonnés d’avoir soutenu une manifestation du FNDC non autorisée par les autorités et qui a tourné au vinaigre en enregistrant des cas de morts à Conakry. Face à ce point, d’autres acteurs politiques affichent leur opposition et estiment que nul ne doit s’immiscer dans les affaires judiciaires.
C’est le cas de Mohamed Lamine Kaba, Président du parti FIDEL qui fait sentir sa déception dans ce cas de figure. Pour lui, les préalables posés par la plateforme qui regroupe le RPG-AEC, l’ANAD, la CORED et Le FNDC politique ressemblent à un chantage vis-à-vis du pouvoir exécutif.
« C’est une grande déception de la part de ceux qu’on peut appeler des démocrates de ce pays, qui invitent l’exécutif à s’immiscer dans les affaires judiciaires. Je crois que quand on est démocrate, on connaît mieux la séparation des pouvoirs. Au nom de quelle loi sociale ou de quel privilège ou encore de quelle capacité de chantage parce qu’il s’agit bien de cela, ils peuvent demander à l’exécutif de s’immiscer dans les affaires judiciaires ? Pour moi, c’est une aberration. Nous nous pensons que la terre doit continuer à tourner. Si le quatuor ne veut pas participer aux débats, qu’on les laisse », a-t-il laissé entendre.
L’ancien député de la neuvième législature au temps d’Alpha Condé demande à cet effet au premier ministre de ne pas se plier à toutes les exigences posées par le quatuor.
« Nous demandons au premier ministre de rester sur sa position et de continuer. Ce qui reste à ces gens-là, c’est de demander la dissolution ou la suppression du Ministère de la justice, parce que eux, ils sont inquiétés », a-t-il conclu.
Yam’s Cheick Camara









