Les exigences posées par le quatuor pour sa participation au dialogue inclusif voulu par le Gouvernement continuent d’alimenter le débat dans le monde politique guinéen. De nombreux autres leaders politiques trouvent la démarche prématurée et appellent les cadres du RPG-AEC, de l’ANAD, de la CORED et du FNDC politique à ne pas confondre vitesse à la précipitation dans ce cas de figure.
C’est le cas de Jean Marc Telliano, qui dit à qui veut l’entendre que les revendications faites par le quatuor sont dignes d’être faites autour de la table dans un cadre idéal et précis. Alors que les différentes formations politiques appartenant à cette plate-forme se prennent pour des plus représentatives sur le terrain politique guinéen, le porte-parole de la coalition Alliance pour l’Alternance Démocratique les invite à réserver leurs griefs en attendant et privilégier le dialogue.
« Quelque soit la taille, le poids ou l’appartenance de la coalition, moi je trouve prématurés les préalables que le quatuor a posés avant d’aller au dialogue. Ces exigences peuvent être discutées au tour de la table. Même si les leaders qui sont en exil forcé dont Cellou et Sidya ne sont pas là, mais que leurs représentants répondent à l’appel. Et dès que le dialogue est ouvert, nous posons nos préoccupations au tour de la table, discuter et s’entendre sur un accord. Parce que notre coalition 2AD a aussi des préoccupations. Mais dire qu’il faut abandonner les poursuites judiciaires, je ne peux pas évoluer dans ce sens. Je suis le bel exemple. Parce qu’il y a une ouverture judiciaire me concernant à la CRIEF, mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas au dialogue. C’est au tour de la table je vais évoquer cela », a fait savoir le Président du parti RDIG.
Yam’s Cheick Camara
