L’appel à une nouvelle manifestation le 16 février prochain, lancé par le front national pour la défense de la constitution cristalise le débat sociopolitique en Guinée. Pour de nombreux acteurs, sociaux, le moment n’est pas opportun pour une descente de rue en Guinée. Parmi eux, le Président de la ligue pour les droits et la démocratie en Afrique.
Mamady Kaba évoque des risques énormes de cette volonté du FNDC. C’est pourquoi il appelle à la retenue.
« La porte du dialogue n’ayant pas encore été fermée, il est important qu’il soit privilégié au détriment de la confrontation qui risque d’endeuiller le peuple, de fragiliser le tissu social et d’éloigner la transition de ses véritables objectifs. L’annonce d’une manifestation en ce moment précis est très préoccupante en ce sens qu’elle fait courir des risques importants sur le caractère pacifique de la transition », analyse t-il.
Pour éviter une nouvelle crise, le Président de la LIDDA appelle les protagonistes au sens de responsabilité et de culture de paix.
« J’invite toutes les parties au dialogue et à une prédisposition psychologique aux concessions majeures, indispensables à une gestion collégiale des processus devant aboutir à un retour apaisé à l’ordre constitutionnel. J’invite les amis exigeants de la transition à faire preuve de retenue et à s’inscrire résolument dans une dynamique de dialogue constructif afin de consolider les acquis et les espoirs suscités par cette transition », a-t-il lancé
Il faut dire que le FNDC entend protester contre la détention prolongée de ses responsables et d’autres acteurs sociaux et politiques, mais aussi et surtout exiger le retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée.
Yam’s Cheick Camara
