Les frais du Hadj 2023 s’élève à 57 millions de francs guinéens pour les fidèles de la Guinée. C’est l’annonce officielle faite par le Secrétaire Général des Affaires Religieuses. Mais il s’avère que derrière cette somme se cache une grosse inquiétude des citoyens sur la qualité des services proposés par les agences de voyage. Ensuite, la somme semble colossale pour certains.

Néanmoins, les citoyens interrogés sur la questions interpellent les autorités sur non seulement le montant à payer, mais aussi sur la qualité organisationnelle du pèlerinage.

« L’année passée, les pèlerins ont rencontré trop de difficultés, ils avaient des problèmes de recevoir leurs passeports, avoir à manger était difficile pour eux, il y’avait aussi le manque de suivi par les autorités de la place. Certains même ont rencontré des soucis de logement et de nourriture, ils doivent faire tout pour éviter ce genre de problème cette année. Il y’en a d’autres aussi qui se sont perdus avec leurs groupes. Je pense que les guides qui étaient là n’étaient pas efficaces pour faciliter la tâche au Gouvernement et aux pèlerins », a souligné Mohamed Camara

Même son de cloche pour un imam, qui demande au Gouvernement de tout mettre en place pour faciliter la tâche aux pèlerins.

« Je pense que c’est bon et difficile à la  fois, ce qui est bon parce qu’ils ont augmenté le nombre de personnes qui iront à la Mecque, il n’y a pas aussi une limitation d’âge pour les pèlerins, il y’a aussi la santé et le courage qui animent chacun des participants.  En ce qui concerne l’argent, 57 millions c’est trop par rapport aux difficultés dont sont confrontées les populations actuellement. S’il pouvait encore baisser un peu le prix du voyage, les gens seraient contents pour eux. L’année dernière il y’a eu beaucoup de difficultés, le Gouvernement devrait faire tout pour que les pèlerins de cette année bougent très tôt et mettre en place des guides qui connaissent vraiment les lieux et aussi procéder à leur retour de la manière dont ils sont allés. C’est ce qui va diminuer les difficultés que nous rencontrons. Je leur lance  un appel en leur demandant de baisser les prix », a lancé Elhadj  Mamadou Oury Bah, 3 ème imam de la Mosquée Tobolon marché.

Ousmane Baldé