L’autre pan de l’actualité sociopolitique guinéenne reste concentré sur les pourparlers engagés entre les forces vives de Guinée et le premier ministre, chef du gouvernement CNRD. Alors qu’une suite favorable n’est annoncée après moult rencontres sous la médiation des leaders religieux, il est préférable que certains acteurs politiques se prononcent sur le sujet afin de faire des propositions de sortie de crise entre les deux parties. Bah Oury, le Président du parti UDRG demande aux parties de faire preuve de patience et de responsabilité.
Après plus de trois rencontres entre Dr. Bernard Gomou et les éléments des forces vives de Guinée au centre islamique de Donka, les lignes semblent toujours fusées. A part des préalables exigés de part et d’autre, rien de sincère et de garantie n’a été obtenu. Face à cette situation, Bah Oury, leader politique estime que les deux parties doivent mettre de l’eau dans leurs vins pour faire bouger les lignes.
« De part et d’autre, il faut que les gens fassent preuve de retenue et de responsabilité, c’est-à-dire que dans une période de transition, que personne ne dise que ce qu’il veut, il veut tout avoir et que s’il n’a pas tout, il ne veut rien, c’est une attitude orgueilleuse qui n’est pas du tout appropriée. Deuxièmement, dissocier les aspects individuels des aspects liés aux institutions politiques, troisièmement, c’est une question de disposition mentale, aucun pays n’acceptera que quelqu’un dise si je n’ai pas ce que je veux, je vais faire descendre des gens dans la rue, le chantage ne marchera pas, il faut que les gens reviennent aux principes de la réalité », a-t-il lancé.
Ce mercredi encore, les deux parties vont se rencontrer. Le défi pour le premier ministre, est de parvenir à amener les acteurs membres des forces vives autour de la table du dialogue inter-guinnéen.
Yam’s Cheick Camara









