A Microsoft delegate checks applications on a smartphone during the launch of the Windows 10 operating system in Kenya's capital Nairobi, July 29, 2015. Microsoft Corp's launch of its first new operating system in almost three years, designed to work across laptops, desktop and smartphones, won mostly positive reviews for its user-friendly and feature-packed interface. REUTERS/Thomas Mukoya - RTX1MBCR

Il y a près d’une semaine en Guinée, l’internet est bloqué et les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, Messenger, Tiktok, WhatsApp entre autres sont perturbés. Une situation causée par les autorités de la transition, mais qui laisse du goût âpre aux consommateurs. Le Président de l’Union pour la défense des consommateurs que nous avons interrogé ce lundi, 22 mai, 2023 tire à boulets rouges sur l’ARPT qui selon lui ne joue pas son rôle.     

La situation relative à la coupure d’Internet en République de Guinée est très mal vue par M’bani Sidibé. A l’en croire, toute la population guinéenne est en train de souffrir à cause de cet acte qu’il qualifie de liberticide.

« Nous subissons la même chose et nous condamnons avec la dernière énergie, surtout le comportement de l’ARPT aujourd’hui. Parce que l’ARPT n’arrive plus à respecter le droit des consommateurs. Alors que l’ARPT est une institution, garant des droits fondamentaux des consommateurs. Mais aujourd’hui nous sommes surpris que le droit à l’information des consommateurs soit bafouillé par l’ARPT et soutenu par le Ministre porte-parole du Gouvernement qui lors de sa communication ne s’est pas gêné pour dire que le Gouvernement est responsable. Nous sommes surpris de voir que pendant tout ce temps, le Gouvernement n’a pris aucune mesure pour rétablir les consommateurs dans leurs droits », a-t-il regretté.

Autre souci majeur qui s’ajoute à la coupure de l’Internet et à la perturbation des réseaux sociaux, c’est le dure accès aux principaux sites internet du pays.  M’bani Sidibé lève le ton contre la violation du droit à l’information.

« Nous sommes préoccupés par cette situation. Parce que le consommateur a besoin de la bonne information. Et l’essentiel des informations aujourd’hui se trouve au niveau de l’écosystème de l’internet, donc des sites d’informations, qui sont les principales sources d’information des consommateurs actuellement dans le monde moderne. C’est pourquoi nous interpellons le Gouvernement à s’inscrire dans la charte de la transition. Parce qu’ils ont dit qu’ils vont préserver le droit des consommateurs. Mais très malheureusement, nous sommes en train de voir autre chose », déplore-t-il.

Il appelle le Président de la transition à prendre cette situation en main pour rétablir les consommateurs dans leurs droits. Au cas contraire, il promet de mener des actions fortes dans les jours à venir pour préserver le droit des consommateurs.

Yam’s Cheick Camara