La future constitution doit abolir la possibilité de modification de ladite loi. C’est la volonté de Bah Oury, Président de l’UDRG. Il a profité du débat d’orientation constitutionnel ouvert au CNT pour faire ses propositions. Pour lui, la constitution qui sera mise en place devra tenir compte de la culture du pays, notamment les langues nationales.

L’ancien ministre de la Réconciliation soutient que la Guinée doit finir avec les pratiques du passé. En tout cas, Bah Oury soutient une clarification préalable autour des possibilités de révision de la constitution.

« En ce qui concerne la langue officielle, la langue française est la langue officielle de notre pays. Toutes les langues nationales parlées en Guinée doivent bénéficier de la protection des pouvoirs publics. La diversité linguistique qui est une richesse doit être nécessairement préservée et développée. La culture est le moyen le plus pertinent pour sauvegarder les identités culturelles. Des centres d’étude linguistique pour assurer la modernité et l’utilisation des langues nationales constitue une nécessité absolue. Il est indispensable que le projet constitutionnel consacre dans le marbre des dispositions intangibles, notamment la forme républicaine de l’Etat et la limitation à deux mandats non renouvelables pour toute personne assumant la fonction de Président de la République. Par conséquent, des dispositions spécifiques pour limiter le pouvoir au recours au référendum s’impose. Compte tenu des leçons d’un passé récent, les termes de modification de la constitution et des amendements doivent être juridiquement clarifiés. La constitution devra conserver une certaine dose de flexibilité afin d’évoluer dans le temps. Le projet constitutionnel devra mettre en évidence les sanctions contre les velléités pour tout changement anti constitutionnel. Ainsi le personnel politique, militant pour un changement anti constitutionnel sera inéligible comme la proposition que nous faisons pour au moins 10 ans. Les magistrats ou les acteurs du droit pourront être déchus de leurs charges s’ils militent pour des changements anti constitutionnels. Le Président de la République coupable avéré d’une velléité anti constitutionnelle et de changement anti constitutionnel devra subir. Les libertés fondamentales dans le cadre de l’Etat de droit doivent être garanties. Les textes réglementaires devront encadrer ces droits pour conforter la stabilité et le vivre ensemble dans le pays », propose l’ancien vice-président de l’UFDG.

Ousmane Baldé