Le sujet relatif au respect du chronogramme de la transition guinéenne continue d’alimenter le débat. vu l’évolution des choses, certains acteurs politiques émettent des doutes. Parmi eux, Diabaty Doré, Président du parti RPR que nous avons interrogé.
24 mois ou deux ans, pas plus, pas moins, c’est ce que compte faire le colonel Mamadi Doumbouya en qualité du Président de la transition. Mais a l’allure où vont les choses, cette position ne tient pas la route. C’est l’inquiétude affichée par le Vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique. D’ailleurs selon lui, 7 mois de sont passés depuis l’annonce de cette décision, mais rien de palpable ne se voit sur le terrain. Il se montre sceptique.
« Par rapport au chronogramme, nous avons toujours dit, depuis l’accord qui a été scellé unilatéralement entre les experts de la CEDEAO et la Guinée, nous sommes à sept (7) mois, et il n’y a pas de visibilité, ni de lisibilité. Nous disons encore une fois de plus, que la réussite de la transition dépend d’un consensus. Une transition a besoin de trois choses : la première, c’est de mettre de l’ordre en matière de finances publiques, félicitations au CNRD qui est en train de le faire, c’est bien. Deuxièmement, c’est de rassembler. Et le discours de Mamadi Doumbouya le 5 septembre 2021 a parlé de rassemblement, mais aujourd’hui, les Guinéens ne sont pas rassemblés, on est divisé plus qu’hier. La troisième des choses, c’est l’organisation des élections transparentes et crédibles. C’est-à-dire, le retour à l’ordre constitutionnel. On peut le faire, si on a la volonté, si on n’a pas un agenda caché. Je pense qu’en 13, 15 ou 18 mois, on peut bel et bien gérer une transition, et qu’à l’issue, les Guinéens applaudissent Mamadi Doumbouya. Donc, les autorités de la transition doivent avoir la volonté, la pitié de ce peuple qui a soif de démocratie, qui aspire un Etat de droit », a-t-il lancé.
Yam’s Cheick Camara
