Le compromis d’organiser un concours décentralisé pour l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique a été certes trouvé entre le mouvement syndical et le gouvernement guinéen, mais la date à indiquer à cet effet pose toujours les divergences entre les deux parties. Pour le gouvernement, il faut attendre jusqu’au mois de décembre selon nos informations pour démarrer ce fameux concours, pendant que les syndicalistes exigent à ce que ça soit mi-septembre.

Et si rien n’est fait pour trouver une entente par rapport cette question qui semble non négociable pour le mouvement syndical d’ici le jeudi prochain, date de la prochaine rencontre, le mouvement syndical menace de se retirer encore de ses négociations. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Michel Pépé Balamou, membre du pool des négociateurs.

<< Nous nous avons dit qu’il faut privilégier le recrutement au poste. Parce qu’on reconnaît un bon maçon au pied du mur. Il faut aller dans les salles de classe pour voir de quoi les enseignants contractuels sont capables, contrôler leurs qualités didactiques et académiques. Ils ont dit qu’ils vont délocaliser le concours. Il était donc question de voir la date et les modalités. Nous leur avons dit fixez-nous la date de votre fameux concours, mais jusqu’au 30 septembre, si ce n’est pas dans l’intervalle là, nous ne sommes pas d’accord. Ils ont dit qu’ils iront pour une histoire d’identification sur le terrain qu’après ça, ils vont procéder à l’organisation du concours en décembre. On leur a dit que ça c’est pas tenable>>, a-t-il dit avant de continuer:

<< Si d’ici le jeudi, on part et qu’on ne trouve pas le terrain d’entente, on va claquer la porte de négociations et on va voir le président de la transition ou le premier ministre pour lui dire de sauver l’école de la République>>, a-t-il martelé.

D’ores et déjà, l’idée d’organiser un concours décentralisé est rejetée à l’unanimité par les enseignants contractuels de Guinée.

Yam’s Cheick Camara