C’est une décision du Ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation qui fait beaucoup de bruits dans la cité. Il s’agit de l’interdiction du port du voile dans les écoles. De nombreux acteurs éducatifs s’opposent à cette décision qui selon eux, viole le principe de laïcité à l’école. C’est le cas de N’valy Condé, enseignant chercheur et défenseur du droit à l’éducation que nous avons interrogé pour la cause.
Si pour les autorités éducatives guinéennes, cette décision est prise dans le cadre de l’identification de tous les apprenants en milieu scolaire, pour cet acteur éducatif, elle contraint des milliers de jeunes filles à abandonner l’école.
« Aujourd’hui plus de 40 mille jeunes filles refusent d’aller à l’école parce que tout simplement on leur demande d’enlever le voile. Qu’est-ce qu’on fera de ces filles là ? Pendant que le projet PRODEG a débloqué plus de 15 millions de dollars pour la scolarisation de la jeune fille, on empêche d’autres filles d’aller à l’école », a-t-il déploré avant de demander aux autorités de revoir cette décision.

« Avant de prendre une telle décision, il fallait élargir la consultation. Tout ce qui touche à la religion, doit interpeller tous les acteurs socioculturels et religieux. On doit se retrouver entre acteurs concernés, pour s’interroger sur l’impact du voile à l’école, avant de l’interdire », a préconisé N’valy Condé.
Yam’s Cheick Camara








