Mamadou Djouma Diallo fait partie des éléments de la garde rapprochée de Cellou Dalein Diallo et était présent au stade du 28 septembre. L’homme âgé aujourd’hui de 46 ans est revenu ce 10 octobre sur ce qui lui est arrivé ce jour.

Mamadou Djouma Diallo a déclaré avoir bougé avec certains de ses collègues du domicile de Cellou Dalein Diallo le matin du 28 septembre 2009 pour le stade de Conakry.

Dans le tohu-bohu sur la tribune, il dit se souvenir de l’arrivée de Toumba avec un groupe de policiers, gendarmes et militaires.

« Il a demandé aux leaders de le suivre. Après cela, j’ai voulu m’avancer vers la pelouse et j’ai croisé deux militaires, l’un m’a dit de passer mais avait un fusil avec baïonnette, j’avais les mains en l’air. Il a eu l’intention de me poignarder mais je l’ai repoussé. Il est allé tomber vers là où les gens étaient. Son ami béret rouge tirait en l’air, arrêté sur les escaliers. Celui-ci m’a dit de passer près de lui, j’ai fait cela. Au moment où j’arrivais à la pelouse, celui que j’avais poussé m’a vu encore et a dit arrêtez le c’est un sportif. Certains étaient alignés devant moi fusils en main, ce dernier est venu me cogner par derrière et c’est là je suis tombé », explique Mamadou Djouma Diallo.

« Quand je suis tombé, ils m’ont ôté les chaussures et mon pantalon, une somme de 150 mille GNF. C’est peu après j’ai repris connaissance entre deux corps, le béret rouge qui m’avait dit de passer sous ses pieds est encore arrivé, il m’a dit mon ami couche toi ici sinon tu vas te faire tuer, je lui ai dit de m’aider à sortir, il a répondu qu’il ne peut pas. Il a dit débrouille toi et là où tu es couché est mieux pour toi que quand tu sors. Je suis resté couché sur place un bon moment à analyser puis je me suis relevé et dirigé vers le portail. J’y ai trouvé beaucoup de personnes, des gens qui portaient des maillots de Chelsea, ils étaient arrêtés et il y avait une grande bousculade. J’étais en compagnie d’une femme, bien battue de teint clair et quand on est arrivé, quelqu’un a sorti son couteau pour la poignarder au niveau de la partie arrière de sa cuisse, un autre est venu la poignarder au cou. Le sang s’est répandu partout sur moi, je n’ai pas su comment j’ai dépassé cette étape. J’ai croisé après un de mes chefs qui était alité à même sol, nous sommes dirigés vers la commune ».

Abdoul Labé Diallo pour maguineeinfos.org