La semaine dernière, le mouvement syndical par la voix de son président de la commission a annoncé la volonté de déposer un préavis de grève cette semaine vu que selon lui les lignes ne bougent pas avec le gouvernement dans le cadre des négociations tripartites. Cependant, cette option n’est plus d’actualité, selon Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’USTG.
Jusqu’ici le point d’achoppement entre les syndicalistes et le gouvernement guinéen reste l’augmentation de la valeur monétaire du point d’indice à hauteur 100%. Le gouvernement depuis plusieurs rencontres n’a pas bougé d’un iota de sa proposition de 20%. Ce qui pousse les syndicalistes a douter de la volonté du gouvernement à satisfaire leur revendication. Et malgré cette divergence, le mouvement syndical pense que tout n’est pas perdu. Pour Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée, il faut toujours accorder le bénéfice de doute au gouvernement.
<<Nous sommes en négociation, jusqu’à présent nous sommes autour de la table. Les négociations ne sont pas arrêtées. Donc on ne voit pas la raison de brandir la menace de grève pour le moment. Nous attendons, parce que nous nous sommes fixés un seuil, on ne peut pas nous permettre de le dire maintenant, mais nous attendons la réaction du gouvernement parce que lors de la dernière rencontre, le gouvernement a promis de nous revenir avec une nouvelle proposition sur ce qui existe pour le moment. Le fait d’accepter d’être autour de la table de négociation, c’est la première chose. Mais aussi le fait de nous faire des propositions concrètes. Nous sommes aujourd’hui à 20% d’augmentation sur la valeur monétaire du point d’indice et pour les fonctionnaires de l’État et pour les retraités. Nous pensons que le gouvernement est de très bonnes foi avec nous et il va bouger les lignes les jours à venir comme les représentants du gouvernement ont déjà promis de nous revenir le vendredi prochain>>, a-t-il lancé.
Yam’s Cheick Camara









