Le sujet fait couler beaucoup d’encre et de salives ces dernières semaines. Pour candidater au prochain concours d’accès à la fonction publique, le postulant est sommé de débourser 100 mille GNF. Le porte-parole du gouvernement a été amené vendredi à donner son avis sur la question. 

Plusieurs observateurs commentent le sujet en soupçonnant le gouvernement de vouloir s’enrichir sur le dos des jeunes diplômés sans emploi.

Ousmane Gaoual Diallo lui, rappelle à ceux qui pensent ainsi que « quand le gouvernement communique, il le fait sur la base de la loi. Le ministre de la fonction publique ne fait pas ce qu’il veut. Ce n’est pas le Premier ministre qui va dire 50.000 ou 100.000 GNF. Il le fait sur la base de la loi. Il faut aller lire la loi et comprendre pourquoi il y a ça ».

Dans le communiqué, poursuit le porte-parole du gouvernement, « il est indiqué que ce sont des frais non remboursables. Vous dites que c’est de l’arnaque. Quand vous allez chercher un visa, vous allez dans les ambassades, vous ne payez pas ? Vous payez, mais dites-vous que les ambassades vous arnaquent ? A l’ambassade des Etats-Unis, c’est 100 dollars avant même qu’ils ne disent Allô. Vous ne dites pas que c’est de l’arnaque. Si demain, ils disent qu’il y a un concours de distribution de visas, vous allez tous courir là-bas pour déposer les 100 dollars ».

Le ministre des Postes, télécommunications et de l’économie numérique affirme que « les services publics, il peut arriver que pour organiser un certain nombre d’événements, quand vous regardez les concours, il y a des choses que l’Etat prend en charge. Il y a des choses, les traitements de certaines situations que l’Etat ne prendra pas en charge. C’est aussi une manière d’évaluer la qualité de celui qui postule. Si on ne met pas les critères discriminants : l’argent, le diplôme, la santé, beaucoup de choses, on ne pourra même pas finalement faire du concours. Donc ces critères sont là aussi pour créer et renforcer la conviction de celui qui s’est engagé à faire le concours. D’abord, pour l’inviter à bien travailler pour passer le concours.

L’Etat verse à ses boursiers, tous les étudiants guinéens touchent 100.000 GNF au minimum par mois. Ce n’est pas cher. C’est relatif. Certains peuvent trouver ce montant cher. Nous assistons d’autres à avoir ces 100.000 GNF, à se former et à préparer le concours ».

Abdoul Labé Baldé pour maguineeinfos.org