Dans son discours de vœux de nouvel an, le Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a déploré l’incapacité des pouvoirs publics à maintenir un climat de vie favorable à tous. Cellou Dalein Diallo dénonce le manque d’emploi dans le pays qui favorise l’immigration des jeunes vers d’autres destinations.
Le Président de l’UFDG fait remarquer que l’année 2023 a été aussi marquée par un départ massif de la jeunesse guinéenne pour l’étranger, « notamment à destination de l’Europe via le Maghreb et la Méditerranée, et de l’Amérique du Nord via le Nicaragua et le Mexique ». « Écrasés par le chômage, la précarité des conditions de vie et les restrictions des libertés, ces jeunes n’ont pas hésité à traduire en musique l’envie pressante de partir », laisse entendre Dalein qui mentionne le slogan « Quittons le pays » célèbre ces derniers temps sur les réseaux sociaux.
Selon lui, « ce slogan chanté en chœur par les jeunes guinéens est l’écho de cette volonté de fuir l’inhospitalité politique, le chômage endémique et la pauvreté, fléaux aggravés par l’incapacité des pouvoirs publics à prendre en charge les questions vitales de l’éducation, du développement rural et de l’industrialisation de notre pays ».
En effet, poursuit-il, « pour une grande partie de la jeunesse guinéenne, la Guinée se définit comme une absence d’opportunités, une société de galère, où la vie ne peut avoir de sens qu’au prix d’insertions dans les réseaux de privilège, de corruption, de trafic d’influence et de banditisme ».
L’ancien premier ministre reste convaincu « qu’une telle Guinée où prospèrent la délinquance et l’injustice n’est pas celle que nous voulons léguer à nos enfants ».
Cellou Dalein indique que la Guinée que « nous voulons pour 2024 et les années à venir est celle qui offre à sa jeunesse une solide formation, des emplois décents et de bonnes perspectives d’épanouissement. Une Guinée réconciliée avec sa jeunesse, fière de son histoire, confiante en son avenir et à même de garantir l’égalité des droits et des chances entre tous les fils du pays ».
Abdoul Labé Baldé pour maguineeinfos.org








