Apparemment, les structures sanitaires du pays traversent une crise due au manque d’équipements essentiels, notamment l’oxygène et la radiologie numérique. C’est du moins ce que fait savoir Pr Hassane Bah.

Lors d’une plénière sur les lois de finances rectificatives 2025, le manque d’équipements dans les établissements hospitaliers du pays a été largement évoqué par les ministres présents ainsi que par les parlementaires.
Une situation inquiétante, que dénonce le président de la commission santé.

« Aujourd’hui, on meurt en Guinée des morts évitables, simplement parce que nos hôpitaux sont sous-équipés. À l’hôpital Ignace Deen par exemple, il n’y a pas de scanneur, la radio numérique ne marche pas régulièrement. Ce qui est important, c’est l’oxygène : vous arrivez à la réanimation avec un malade qui est dans le coma, il faut que lui-même le patient paie l’oxygène pour pouvoir l’oxygéner et vous savez très bien qu’en tant que médecin, s’il n’y a pas d’oxygène, il meurt. Ce qui explique aujourd’hui le taux de mortalité élevé que nous avons dans nos hôpitaux. Il y a un réel problème sur l’équipement des services dans nos hôpitaux en général, mais particulièrement dans les services d’urgences et de réanimations », alerte le médecin légiste, Pr Hassane Bah.

Ibrahima Camara