En dehors du pays depuis maintenant 3 ans, le Président de l’UFDG ne regrette pas son exil. D’ailleurs, il se voit mieux positionner à l’étranger pour continuer sa lutte.
Invité de TV5 Monde, Cellou Dalein Diallo justifie sa position par les arrestations et disparitions forcées que traversent certaines voies d’opposition.
« Il n’y a pas de justice en Guinée. Tous ceux qui contestent Doumbouya, ses ambitions et ses velléités sont victimes de disparitions forcées et de morts dans des conditions non élucidées. Je voulais continuer la lutte que je mène pour l’avènement d’une société régie par les règles et les principes de la démocratie. Et en restant en Guinée, je serais au cimetière ou, en tout cas, en prison », avoue l’ancien premier ministre.
A-t-il peur d’être traqué une fois au pays?
« Non, ce n’est pas la peur. Mais j’ai envie de continuer la lutte que je mène depuis de longues années pour l’avènement, dans mon pays, d’une société régie par les règles et les principes de la démocratie. Avec cette junte, je n’avais aucune chance de continuer cette lutte si j’étais à l’intérieur. D’abord, ils ne tolèrent aucune contestation, aucun contre-pouvoir », a réagi Cellou Dalein Diallo.
Ibrahima Camara









