Un incendie s’est déclaré aux environs de 17 heures, le dimanche 08 février, dans le quartier Sogbé, préfecture de Kissidougou. Plusieurs habitations dans l’enceinte d’une même cour, ont été entièrement calcinées, avec leurs contenus. Pire, aucun signe ou trace des sapeurs-pompiers n’est visible dans la Préfecture de Kissidougou, selon la victime.
Jointe au téléphone par maguineeinfos.org, la victime informe que le feu s’est propagé rapidement et a consumé tout sur son passage. Le manque d’assistance rapide des services compétents a malheureusement accéléré les dégâts.
« J’étais couchée dans ma chambre quand ma petite fille est venue me dire qu’il y avait le feu dans l’une des chambres. Je suis précipitamment sortie, la chambre des enfants avait pris feu. J’ai crié à l’aide, les voisins sont venus mais ils ont demandé si j’utilisais du gaz, j’ai dit Non, et il y avait le courant, mais les gens ont hésité (par peur de trouver du gaz dans la maison en feu). Personnellement, je suis rentrée prendre mon téléphone. J’ai appelé mon beau qui est aussi à Kissidougou. Mais on a rien pu sauver dans la maison, tout est parti en fumée », explique la victime, Chérif Domani.
Par ailleurs, notre interlocutruce déplore l’absence des sapeurs-pompiers dans la localité.
« Chez nous, il n’y a pas de sapeurs-pompiers, parce que, quand la maison a pris feu, les gens m’ont dit d’appeler les sapeurs-pompiers. J’ai dit que j’ignorais leur existence à Kissidougou. Il y a quelques jours, la station de carburant a pris feu là-bas aussi, ce sont les riverains qui ont éteint le feu. Pour nous, on ne peut plus rien faire, mais pour éviter que d’autres victimes se retrouvent dans de telles situations, il nous faut au moins un véhicule des sapeurs-pompiers dans la ville », regrette t-elle.
Généralement, l’inexistence des sapeurs-pompiers dans certains endroits et leur sous équipement dans autres constituent un facteur favorisant la gravité des incendies à travers le pays. C’est le cas de cet drame qui s’est produit dans une Préfecture où aucun sapeur-pompier n’exerce, aux dires de Chérif Domani.
Ibrahima Camara
