Cher camarade… !!!!
Je m’adresse à vous en sachant pertinemment que ce message ne vous parviendra peut-être jamais. Mais il peut atteindre d’autres esprits qui pensent comme Sonko, qui observent le monde comme Sonko et qui pratiquent la politique avec cette même rectitude morale, le patriotisme au détriment du carriérisme, l’honneur au détriment des ambitions personnelles.
Cher camarade…!!!
Vous avez offert à la jeunesse sénégalaise, africaine et même mondiale un exemple rarissime dans la culture politique de notre continent. Celui d’un homme capable d’élever un subordonné de son propre parti, un homme que beaucoup jugeaient au départ peu représentatif, presque non charismatique politiquement, et pourtant vous l’avez préféré. Non par calcul, mais par affection militante, par confiance et surtout par cette noblesse d’esprit qui vous pousse à partager la lumière plutôt qu’à la confisquer.
Cette personne, surgie presque de nulle part pour bénéficier d’une telle confiance, n’a pas manqué de formuler des engagements solennels vis-à-vis de votre personne, vis-à-vis de votre formation politique, vis-à-vis de la vision commune que vous portiez pour le Sénégal. Mais des engagements qu’il trahira dès les premières années de son accession au pouvoir. Pourquoi ? Parce qu’autour de lui gravitaient déjà des troubadours prétentieux, des courtisans intéressés, des carriéristes voraces qui ont tout fait pour le dévoyer de la vision initiale, pour l’éloigner de l’objectif historique de votre lutte.
Lorsque vous avez voulu vous y opposer dès le début, on vous a caricaturé. On vous a dépeint comme un homme égoïste, belliqueux, narcissique, presque obsédé par le pouvoir. Pourtant l’histoire politique africaine nous enseigne exactement l’inverse, les véritables égoïstes, surtout parmi les politiciens traditionnels de notre continent, ne laissent jamais quelqu’un autour d’eux gravir les marches du pouvoir jusqu’au fauteuil présidentiel. Beaucoup préféreraient voir tout s’effondrer plutôt que de voir un autre s’élever.
Et aujourd’hui, le temps, ce juge implacable a dévoilé la véritable nature des uns et des autres. Désormais l’opinion sait qui est resté fidèle à ses convictions et qui a choisi la voie commode de la trahison. On sait qui est constant… et qui a renié la parole donnée.
Cher camarade…!!!
Monsieur le Président Ousmane Sonko,
Il est vrai que vous vous trouvez aujourd’hui à un tournant décisif de votre trajectoire politique. Mais permettez-moi de vous dire avec conviction que cette étape n’est qu’une phase infime parmi les nombreux défis que vous avez déjà affrontés et transcendés, parce que vous êtes Ousmane Sonko. Le chemin reste long, semé d’épreuves et de confrontations, mais nous y parviendrons.
Cher camarade….!!!
La jeunesse sénégalaise restera aux côtés du Pastef quoi qu’il advienne, parce que les valeurs que vous avez semées ensemble dans les consciences ne disparaissent pas du jour au lendemain. Elles survivent aux régimes éphémères et aux turbulences politiques, surtout quand ces régimes se laissent envahir par une gouvernance de marmaille et de calculs mesquins.
Vous êtes un homme de peu de paroles mais de convictions profondes, un homme audacieux, homme courageux… nous continuerons de vous soutenir avec loyauté. Et nous croyons toujours en vous pour l’avènement d’un Sénégal plus juste, plus digne et plus souverain.
Fraternellement…!!!
Youssouf le Constant Diallo
Jeune activiste politique guinéen !!!!









