L’hypocrisie qui fait mal
La CEDEAO et l’Union africaine font pression sur le Mali pour organiser des élections dans des délais stricts. Pourtant, leurs partenaires occidentaux ferment les yeux quand, en Ukraine, Zelensky dépasse son mandat dans le chaos de la guerre, sans jamais être lâché par ses sponsors.
Deux poids, deux mesures
L’aide massive à Kiev a parfois été mal gérée, le mandat présidentiel ukrainien a expiré, mais les soutiens restent. Pourquoi exiger du Mali, en pleine tourmente sécuritaire, ce que l’on pardonne ailleurs ? Pourquoi cette rigueur avec nos voisins directs, quand la souplesse s’applique à d’autres ?
Le Mali saigne, on l’abandonne
Notre pays frère est en première ligne face au terrorisme. Il lutte chaque jour pour sa survie, pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest. Au lieu de l’isoler, il a besoin de compréhension, de soutien opérationnel et d’un partenariat respectueux de ses réalités.
Appel du cœur
Assez d’hypocrisie. Ne faisons pas payer au Mali le prix d’une politique étrangère à deux vitesses. La cohérence, la solidarité et l’urgence sécuritaire doivent primer sur les calendriers électoraux imposés de l’extérieur.
Le Mali nous protège tous:
Si le Mali tombe, l’AES tombe. Et après, ce sera nos pays, voisins des côtes. Le Mali est notre digue. Pourquoi rester silencieux quand il se bat pour nous ?
La vérité sur nos voisins:
La Mauritanie et l’Algérie, assez de mensonges. Elles servent de bases arrière aux terroristes. Ouvrons les yeux, même si ça fait mal.
Unissons-nous, maintenant
Sénégal, Guinée, Mali : debout ensemble. Nous devrons vaincre nos propres faiblesses face au silence et l’inaction coupable. Agissons maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Notre survie en dépend.
Le Mali tient mais il ne tiendra pas seul.
Qu’ils reposent en paix les victimes des différentes attaques terroristes.
Aboubacar Sidiki Keita Assistant Parlementaire au Conseil National de Transition (CNT)








