À l’ère du numérique, nous possédons presque tous un smartphone, une tablette ou un ordinateur qui nous donne accès aux réseaux sociaux. Facebook, TikTok, X, Instagram ou WhatsApp sont devenus des espaces où chacun peut publier, partager, commenter et influencer l’opinion en quelques secondes. Derrière chaque publication se cache une intention : informer, sensibiliser, valoriser son image, soutenir un proche, attirer l’attention, convaincre, manipuler, inciter à la haine ou encore désinformer. À nous de réfléchir avant chaque CLIC.

Dans ce vaste univers numérique, certains deviennent des bourreaux, d’autres des victimes, tandis que beaucoup assistent simplement au spectacle sans mesurer les conséquences. L’outil numérique, en lui-même, n’est ni bon ni mauvais. Il est neutre. Ce qui lui donne une valeur positive ou négative, c’est l’intelligence de celui qui l’utilise. Une personne dotée de discernement vérifie les faits avant de partager une information, mesure la portée de ses propos et comprend qu’un simple clic peut protéger une réputation ou, au contraire, détruire une vie.

L’intelligence ne se limite pas au savoir. Elle consiste aussi à faire preuve de responsabilité, d’esprit critique et de retenue surtout. À une époque où les fausses informations circulent plus vite que la vérité, où les montages, les liens trompeurs et les contenus usurpés se multiplient, chacun est appelé à exercer son jugement avant de publier ou de relayer un contenu. Détenir une page Facebook, un compte sur un réseau social ou une plateforme d’information est une responsabilité. La quête effrénée des abonnés, des mentions « J’aime » ou du buzz ne doit jamais prendre le dessus sur la vérité et le respect de la dignité humaine car la popularité obtenue grâce à la désinformation ou à la haine est un succès éphémère qui finit toujours par fragiliser la crédibilité de son auteur.
Aujourd’hui, la différence entre un journaliste professionnel et un simple détenteur de page ne réside pas dans les outils utilisés, mais dans la méthode, l’éthique, la rigueur et le sens des responsabilités. Le professionnalisme exige de vérifier les informations, de respecter les personnes concernées et de résister aux émotions ainsi qu’aux prises de position haineuses. Les outils numériques ont révolutionné notre manière de communiquer. Ils peuvent éduquer, rapprocher les peuples et sauver des vies. Mais mal utilisés, ils peuvent aussi propager la haine, détruire des réputations, diviser des communautés et causer des souffrances irréparables.
En définitive, l’intelligence est le meilleur filtre face au numérique. Ce n’est pas la puissance de la technologie qui détermine son impact, mais la sagesse de ceux qui s’en servent. Un outil numérique n’a de valeur que dans les mains d’une personne honnête, intègre, responsable et capable de discernement.

(Adra)