Le Président de la République a insisté lors de son discours annonçant le report de ces élections pour une troisième fois, que c’est seulement les partis politiques de l’opposition candidats à ces échéances qui vont compétir. Une sortie que le numéro 1 du parti Bloc Libéral qualifie de non sens. Pour lui, elles seront non seulement pas tenables dans deux semaines, mais aussi et surtout, pas avec seulement ces petits partis politiques inscrits déjà sur la liste.
D’abord, Dr Faya a estimé que le Président de la République a touché le pont à travers cette sortie. Lui ( Alpha Condé) qui avait placé la Guinée sous le signe de la démocratie, de l’État droit, aujourd’hui Président de la République bientôt 10 ans à la tête de ce pays, qu’il allait se comporter de cette manière.
« Beaucoup ont déjà perdu leur vie, beaucoup d’autres sont handicapés à vie. Il continue à traiter le peuple de Guinée avec mépris et c’est ce mépris qu’il a aussi utilisé vis-à-vis des autres leaders du monde. D’abord ceux de la CEDEAO qui avait décidé de venir l’aider. Mais comme il considère la Guinée comme sa propriété privée, comme si quelqu’un lui a laissé le titre foncier, il a donc traité cela avec mépris. Il a également traité l’Union Africaine, européenne, les États-Unis et toute la communauté internationale avec mépris. Je crois qu’au delà de ce report qu’il a envoyé, il n’a pas encore compris le message. Parce s’il pense que s’il pense que ces élections vont avoir lieu les semaines qui vont suivre et que ça sera avec les partis qu’il a réussi à payer leur caution, je pense que qu’il n’a pas encore compris le message mais il le comprendra les jours qui vont suivre».
Lors de cet entretien, Dr Faya a réitéré leur position au nom des leaders du FNDC, celle de ne plus reconnaître Alpha Condé comme Président des Guinéens. Pour ceux qui pensent qu’il suffit d’une petite manœuvre pour que les membres du front oublient ce message qui a été envoyé de manière très mûre, le numéro 1 du parti Bloc Libéral pense c’est loin de là.
« Nous ne l’avons pas dit au hasard, mais plutôt après un constat. Nous avons dit qu’il y a une situation de parjure et il n’y a pas d’institutions en place pour le juger. Il a fait de toutes les institutions Guinéennes des caisses de raisonnance, la cour constitutionnelle, la CENI, y compris toutes les autres. Je crois que nous avons lu notre Constitution pour savoir que les élections en République de Guinée sont à organiser par la CENI. Mais aujourd’hui tel n’est pas le cas et ça c’est clairement en violation de notre constitution».
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









