En marge des élections législatives et du référendum constitutionnel, des violences ont été signalées à maints endroits de la capitale mais aussi, de l’intérieur du pays. Des violences qui ont d’ailleurs causé la mort de plusieurs jeunes. Ce double scrutin a été boudé par la crème de l’opposition républicaine réunie au sein du Front national pour la défense de la constitution. Cependant, certains partis ont pris part à ce rendez-vous électoral, c’est le cas notamment de l’ARENA de Sékou Koureissy Condé. Pour le président dudit parti, les deux scrutins se sont déroulés difficilement.
Comme la plupart des leaders politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle, le président de l’Alliance pour le renouveau national a été joint au téléphone aujourd’hui par la synergie des radios pour s’exprimer sur la tenue des deux scrutins. Pour Koureissy Condé, il fallait aller à ces élections pour renouveler le Parlement guinéen dont le mandat a pris fin il y’a de cela un an.
Pour lui, les partis politiques ont le droit de prendre part ou non aux élections. « Il appartient désormais d’engager un processus de reconversion, de retrouvailles. On s’engage dans la politique essentiellement contre la violence et sur toutes ses formes, de quelque côté que ce soit », a-t-il rappelé.
Le président du parti ARENA a aussi lancé une invite à la classe politique guinéenne de faire la part des choses pour éviter d’impacter négativement la vie des couches sociales qui, selon lui, méritent d’être protégées. Faisant allusion à la division au sein de la classe politique guinéenne, il pense que tôt ou tard les protagonistes se retrouveront pour faire taire leurs différends.
Cependant, il reconnaît les difficultés dans lesquelles les deux scrutins ont eu lieu : « Les élections se sont déroulées globalement dans les conditions difficiles mais, régulières. Difficile, parce que, il y’a eu de la violence constatée dans plusieurs endroits mais, les citoyens sont allés voter et cela n’est pas la moindre des choses », dit-il.
Par ailleurs, il a fait savoir qu’il est hors question de comparer la photographie politique guinéenne à celle de certains pays de la sous-région avant de conclure son intervention en ces termes : « Nous avons franchi cette étape difficile. C’est une étape difficile, sensible, il faut savoir la gérer sans exclusion, sans discrimination et sans minimiser ce que notre opinion représente dans le débat national ».
Mohamed Lamine Souaré
Pour maguineeinfos.com









