Il y’a quelques années, le pays a été l’épicentre de la fièvre hémorragique d’Ebola aux conséquences malheureuses. Des milliers de Guinéens avaient perdu la vie. Aujourd’hui, le pays fait face à la pandémie de coronavirus qui frappe de plein fouet l’humanité toute entière. Déjà, bon nombre d’observateurs ne cachent pas leur inquiétude face la dangerosité de ce virus qu’on surnomme de nos jours, covid-19. C’est le cas notamment de Bah Oury qui pense que les autorités n’ont pas encore pris à bras le corps le coronavirus.

Pour le président de l’Union pour la Démocratie et le Développement, les populations doivent savoir que le covid-19 est un danger réel malgré dit-il la défaillance des pouvoirs publics : « Il ne faudrait pas que les populations par mimétisme les suivent. Il faut que les mesures soient prises dès à présent », martèle Bah Oury.

Pour Bah Oury, les autorités guinéennes doivent tirer les leçons de la fièvre hémorragique Ebola qui a fait des milliers de morts en Guinée, en Sierra-Leone et au Libéria. Selon lui, la fièvre hémorragique Ebola avait affecté négativement les économies des trois pays. À l’allure où vont les choses, il estime que le pouvoir de Conakry ne se soucie pas de la santé de la population : « Malheureusement, j’ai l’impression que nos autorités sont amnésiques, elles n’ont pas de mémoire. C’est comme si tout ce qui touche la population n’a pas d’intérêt, c’est la raison pour laquelle on tergiverse encore », a-t-il déploré.

Le président de l’UDD justifie son point de vue par le fait que certains chefs d’État de la sous-région ont débloqué des dizaines de milliards pour endiguer cette pandémie alors que le gouvernement guinéen n’a décaissé que trois milliards : « Nous manquons de réactivité, de prise en compte du danger que cela représente. Nous n’avons pas cerné que si cette maladie se propage dans notre pays, ce sont des milliers et des milliers de personnes qui risquent de périr, et ce sera la responsabilité des dirigeants », a-t-il indiqué.

Face à l’ampleur de cette pandémie, Bah Oury estime que l’union sacrée de tous serait un atout pour endiguer ce phénomène. Par contre, il pense que les autorités guinéennes doivent servir d’exemple : « Lorsque vous êtes les dirigeants, c’est vous qui donnez l’exemple, c’est vous qui donnez le ton, c’est vous qui donnez l’allure…Lorsque le danger est national, menace notre pays, toutes les autres considérations politiques sont mises de côté. S’organiser, sensibiliser la population pour qu’elle se protège », a-t-il lancé.

Mohamed Lamine Souaré
Pour maguineeinfos.com