Ibrahima Cherif Bah a donné raison aux populations de Kankan qui ont récemment paralysé les activités de la ville pour dénoncer le manque de courant électrique. Cet autre opposant au régime d’Alpha Condé voit normale cette protestation pour le retour du courant et soulève une autre préoccupation de la population. Celle du manque d’eau à travers le pays.
Les populations de Kankan ont manifesté leur colère la semaine dernière pour exiger le retour du courant dans les ménages. Ces manifestations sont bien fondées aux yeux de bon nombre de guinéens. C’est pourquoi l’ami de Cellou Dalein Diallo dénonce des cas de corruption sur la gestion des projets électriques en Guinée.
《Kankan manifeste violemment contre le manque d’électricité. En fait, les populations sont fatiguées des promesses fallacieuse. Pourtant la région de Kankan est celle qui a bénéficié des plus gros montants de financements déconcentrés y compris d’achat de gros groupes électrogènes très gourmands en carburant》, a indiqué Chérif Bah sur sa page Facebook. Mais, 《malheureusement, la mal gouvernance est passée par là avec des groupes mal entretenus et du carburant volé tout le temps. Mais le vrai problème est ailleurs car ce régime RPG a opté pour la construction de gros barrages surfacturés comme Kaléta, Souapiti et autres. Parce que plus les montants sont gros, plus les montants que les dirigeants se mettent en poche sont importants》, a-til accusé.
C’est pourquoi, après 3 milliards de dollars investis, les délestages continuent, a poursuivi l’économiste, avant d’ajouter, 《pour la région de Kankan, il y a des projets faisables pas trop chers pour donner de l’électricité aux populations. Mais cela ne les intéresse pas, parce qu’ils ne gagnent pas beaucoup d’argent dans ces projets là. C’est le même phénomène qui se retrouve dans l’eau qu’on appelle source de vie. Qui a entendu parler d’un grand projet dans l’eau ? Qui a de l’eau à son robinet ?》, s’est interrogé l’ancien vice gouverneur de la Banque Centrale.
Mais cela n’intéresse pas les dirigeants puisque que les projets dans l’eau ne permettent pas de grosses rétro commissions, surtout avec les japonais, a conclu le vice président de l’UFDG.
Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfos.com