En vigueur depuis bientôt deux (2) mois, la mesure visant à réduire la sortie de la capitale guinéenne peine à être respectée. Sur la nationale Conakry-Kindia, le mouvement des personnes non habilitées à sortir de la capitale est toujours observé.
Avec au total quatre barrages de contrôle érigés notamment à Kouria à la sortie de Coyah, des pratiques peu orthodoxes sont entretenues par les hommes en uniforme à ces endroits. Des voyageurs ne disposant pas de permis de sortie délivré par le ministère de la santé ni d’attestation de dépistage au COVID-19, payent tout simplement de l’argent pour continuer leur chemin. Les mêmes pratiques sont observées sur les routes secondaires souvent empruntées par certains conducteurs pour échapper au contrôle. 20 à 50 mille francs guinéens varie la somme payée par un passager. Conséquences de cette corruption mais aussi de la limitation du nombre de passagers dans les taxis et minibus, le prix du transport Conakry-Kindia passe de 30 à 100 mille francs guinéens par passager.
Cette porosité des barrages explique pour la plupart, l’importation des cas positifs de COVID-19 à l’intérieur du pays d’où le message pressant des acteurs de la santé de Kindia pour le renforcement du contrôle. La conscientisation des services de sécurité reste cruciale nous dit un habitué du tronçon.
À noter qu’au même moment, le centre de dépistage érigé à Kouria continue à recevoir du monde au-delà des transporteurs de marchandises.
Aboubacar Wayé Touré Kindia pour maguineeinfos.com









