« Nous vivons dans la détresse la plus totale ». C’est par ces mots de désolation que les victimes ont affiché leur mécontentement suite à leur déguerpissement. Le collectif des victimes de kaporo rails,  Kipé2 et Dimess ont procédé le samedi dernier au lancement du documentaire intitulé « Kaporo rails, l’histoire d’une  cité ruinée ». Dans une vidéo de 30 minutes, le collectif a retracé le passage des bulldozers sur la zone.

 

Autrefois,  c’était la vie belle, la cohabitation pacifique. Mais aujourd’hui, le site reste non reconnaissable après la démolition de plusieurs centaines de maisons, des dizaines de villas et étages. Pire,  des mosquées et églises ont été démolies. Même des établissements scolaires n’ont pas été épargnés. Comme pour donner raison au collectif,  le gouvernement n’a laissé que de la ruine sur la zone. Dans la vidéo qu’on a pu visionner, des femmes qui pleurent, des pères désespérés  et des enfants innocents et désolés ont retenu l’émotion de plus d’un.

Et pendant qu’elles faisaient semblant d’oublier le mal, le président de   l’assemblée nationale a récement annoncé que ces victimes ont été dédommagées. Une annonce vite rejetée par le collectif.

« Nous balayons de la main ce nouveau  mensonge qui n’a pour but que de distraire l’opinion. Amadou Damoro, a eu le courage de déclarer que les victimes de kaporo rails ont déjà  été dédommagées.Il fait aussi  croire que les espaces qu’il compte occuper étaient libre dès le début », ont déploré les sans abris.

Il n’est pas inutile de rappeler que depuis cette triste démolition, près de 1.203 familles errent dans la nature. Et 19.219 personnes ont directement impactées.

Fatoumata Diaraye Bah/ Fatimatou Baldé