À tour de rôle, l’Union Européenne, les Etats Unis et la France, ont après la proclamation par la CENI des résultats provisoires de la présidentielle du 18 octobre dernier, émis des doutes chacun de son côté, sur la crédibilité des résultats qui ont déclaré l’actuel président guinéen, vainqueur dès le premier tour. Des mots qui forment un relief particulier et qui irritent la colère du candidat du RPG AEC, dont la réponse n’a pas tardé à surgir.

Comme on pouvait s’y attendre, les mots du président en attente d’une réélection ne font pas de cadeau à ces institutions et pays cités haut. Alpha Condé leur rappelle la souveraineté de son pays et, ouvre une fenêtre sur le financement de ce fameux scrutin présidentiel, dont les résultats font grincer des dents.

« Nous tenons à notre souveraineté, nous tenons à notre indépendance, nous n’accepterons pas de recevoir des ordres des autres pays. On n’a pas besoin de demander l’avis d’un pays sur ce que nous devons faire. Le seul à qui on doit demander de l’avis, le seul avis qui compte, c’est l’avis du peuple guinéen. Et nous avons fait les élections sans aucune aide extérieure. Nous avons fait le référendum, nous avons fait les législatives et les présidentielles sans qu’un franc ne vienne de l’extérieur. Parce que nous ne voulons plus du tout que les gens se mêlent de nos affaires. Or, s’ils mettent un peu d’argent, ils se mêlent », a dit l’ex président de l’Union Africaine qui d’ailleurs, dit aux guinéens, de ne pas accorder de l’importance à ces  spéculations qui lui semblent sans fondement et qui envient selon lui, à l’indépendance de la Guinée.

« Ne soyez pas surpris des comportements de certains Etats. Mais ça n’a pas d’importance, nous allons continuer à développer la Guinée et s’il plaît à Dieu, la Guinée ira très vite. D’ici quelques années, la Guinée sera la deuxième puissance après le Nigéria. C’est ça qui ne plaît pas à tout le monde. Mais je compte sur vous. Vous êtes l’armée du peuple, restez l’armée du peuple. C’est en vous que le peuple se reconnaît », a-t-il indiqué.

En attendant la validation ou l’invalidation de ces résultats par la Cour Constitutionnelle, des observateurs, institutions et quelques pays, donnent raison à l’opposition qui depuis au sortir des Urnes, crie aux irrégularités et doutent de la sérénité du processus électoral.

Bah Mohamed pour maguineeinfos.com