Si l’on se fie des propos d’Édouard Zotomou Kpogomou, président de l’UDRP et membre de l’ANAD, l’alliance qui avait soutenu la candidature de Cellou Dalein Diallo lors de la présidentielle du 18 octobre 2020, cette douloureuse histoire de troisième mandat est désormais un souvenir pour cette alliance. L’heure est désormais de «descendre sur terre», et de peaufiner d’autres stratégies de lutte.
Invité de l’émission œil de lynx de ce lundi 22 fevrier 2021, Édouard Zotomou Kpogomou, a largement abordé des sujets brûlants de l’actualité politique guinéenne. Il a donné son point de vue et celui de l’ANAD sur le statut du chef de file de l’opposition, de l’avenir de l’ANAD, de «l’éviction» de Sanoh de son poste de coordinateur du FNDC… Au sujet de l’ANAD dont il est membre, il a expliqué un certains nombre de faits qui peuvent dissuader toute formation ou association politique «responsable», à livrer ses militants face à une armée qui a la «gâchette facile».
«Quand on a, à sa disposition et l’armée et les services paramilitaires, et l’administration et toutes institutions financières du pays, mais ça c’est quand-même un portrait fort. L’ANAD ne peut pas dire aux militants ou l’UFDG même qui est un parti politique, de sortir pour aller faire des manifestations étant donné que nous connaissons les militaires, ils ont la gâchette facile. Pour le moment, il n’est pas question qu’on dise aux militants ou aux sympathisants de sortir pour aller manifester alors que ces manifestations ont été interdites, justement c’est pourquoi nous nous pensons que nous sommes dans un régime de dictature», a-t-il brandi le spectre.
Mamadou Aliou Diallo pour maguineeinfos.com








