Lancés depuis depuis 2017, les travaux de construction du marché de Bordeau peinent toujours à s’achever. Ils ont été lancés à l’occasion de la célébration de la fête d’indépendance de la Guinée. Mais de nos jours, un véritable ras-le-bol se dessine sur les visages de nombreuses femmes du quartier concerné.
C’est donc le regret et le désespoir qui hantent les citoyens de ce quartier de la commune urbaine de Kankan. Selon les informations en possession de notre correspondant sur place, même l’entreprise chargée de l’exécution des travaux a disparu des radars. Dans ce secteur, les personnes interrogées expriment une galère indescriptible.
« Nous prions Dieu que le marché soit achevé maintenant, à chaque fois, on vient nous demander de la suite de cette affaire, mais on ne voit rien, on veut maintenant que cela sot réalisé. Pour quitter ici et aller aux marchés de Sogbè ou Dibida c’est trop distant et le transport aller et retour c’est entre 6.000GNF et 10.000GNF. Ces sommes pourraient faire quelque chose pour nous. Donc, je lance un appel à l’endroit du Gouvernement pour nous venir en aide, car je fais ce petit commerce pour aider mon mari et satisfaire les besoins de mes enfants. Si notre marché était achevé ça pourra vraiment nous aider », confie Mariame Keïta vendeuse de condiments.
Pour se rendre au centre ville, ces femmes dépensent beaucoup d’argent comme transport. Ce qui complique de plus en plus, la situation des gens de Bordeau. Tous, plaident pour la finalisation dudit marché.
« On veut que les bonnes personnes nous aident maintenant pour achever notre marché, car c’est ici on se débrouille, sinon c’est trop pitoyable pour quitter ici pour aller aux grands marchés, c’est trop distant. Si les personnes de bonne volonté nous viennent en aide, ça nous ferait beaucoup plaisir. Moi je fais la couture et je vends du riz en face de ce marché, pour satisfaire les petits besoins familiaux», dit de sa part, Fanta Cissé.
Pour l’heure, toutes nos tentatives pour entrer en contact avec le chef du quartier sont restées sans suite. Le chef de secteur n’a aussi pas souhaité répondre à nos questions.









