Depuis le début de l’opération, le déguerpissement contenue dans la capitale Conakry et environs. Pendant ce temps, des citoyens dénoncent une casse « fantaisiste » de maisons et autres constructions. Certains disent ne pas être informés au préalable.
Face à cela, le patron des bulldozers remet en cause ces allégations. Ibrahima Kourouma souligne que toutes les personnes concernées par ses sorties « fâcheuses », sont informées de l’affaire.
Sur le terrain ce vendredi, 12 mars 2021 dans la préfecture de Dubreka, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire précise que plusieurs emprises cassées ou visées sont des boutiques. Ce qui symbolise selon lui, la construction anarchique qui prend en otage toute la chaussée. Autre facteur souligné par Ibrahima Kourouma, c’est l’augmentation des cas d’accidents de la circulation.
« Nous allons déjà, vite aménager les emprises libérées. Et cela se fera avec d’autres ministères. Les gens concernés par le déguerpissement sont tous informés des opérations. Et quand on vient pour cocher, on mentionne que c’est 72 heures après que nous allons revenir pour la casse. Et il y a une adhésion massive des populations à cette opération. Parce que les gens même savent qu’ils occupent illégalement ces terres. Plusieurs personnes sont tuées dans des accidents, par le simple fait qu’on a construit sur les routes. Il faut préciser que 80% de ce que nous cassons aujourd’hui, sont des boutiques », dit l’ancien ministre de l’éducation nationale.
Cette opération de déguerpissement qui semble ne toujours pas connaître sa pause, ni fin, s’opère à quelques mois de la tombée de la saison pluvieuse. Ce qui plongera davantage, les citoyens dans une galère indescriptible, lorsqu’on sait que le problème de loyer à Conakry est un véritable casse-tête.
Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com









