C’est une nouvelle des autorités locales qui fait déjà peur dans la cité des agrumes. Selon ces autorités, en début de semaine, la ville de Kindia à l’image d’autres du pays, connaîtra bientôt l’opération de libération des emprises de ses routes.
Face à la portée de ladite opération et dans le souci que celle-ci se déroule sans incidents, ces autorités multiplient les rencontres d’échanges. Déjà, les chefs de quartiers, cadres des services concernés par l’opération ont été rencontrés. Les premiers sont invités à largement informer et sensibiliser leurs citoyens même si cette première phase de libération ne concerne que la route nationale partant de Damakania (sous-préfecture à 7 kilomètres du centre-ville), au quartier Tapioca.
Invité ce samedi dans l’émission « Brigade de l’info » de la radio espace Kania, le préfet de Kindia précise qu’avant l’opération, des commissions seront mises en place pour sensibiliser, marquer les édifices concernés avant leurs démolitions. Une commission de réclamation sera également constituée rassure N’Fansoumane TOURÉ.
« Notre ville ressemble à un foutoir. On pense que cette opération nous permettra de vivre dans un environnement mieux sain », a-t-il dit en substance. Le préfet indique que les autorités prendront le temps nécessaire pour que le déguerpissement des emprises se déroule sans faille.
« C’est une course de fond pas de vitesse », martèle N’Fansoumane Touré. Des démarches qui montrent que les autorités de la place donnent la priorité à la pédagogie avant l’action des bulldozers.
Pour le moment, aucun calendrier n’est déterminé autour de l’opération. Une opération qui selon les autorités communales, touchera aussi les zones réservées de l’État. Des zones pour la plupart aujourd’hui occupées par des constructions dont les propriétaires se disent autorisés par les services de l’habitat avec des titres fonciers.
Cette opération de libération des emprises intervient quelques mois après le déguerpissement du plus grand centre commercial de la ville. Une décision qui a augmenté l’anarchie et l’occupation du trottoir par les commerçants au centre-ville.
Sur un éventuel plan d’aménagement des lieux libérés mais surtout le recasement des prochaines victimes, les autorités semblent ne pas avoir de réponse.
Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com









