Le marché Entag est l’un des plus grands marchés du pays. Il y a quelques temps, ce centre d’affaires était réputé dans la l’insalubrité grandissante. Des nouveautés pour un meilleur changement, à la sécurisation des ressources du marché, notre rédaction s’est déployée à la rencontre des responsables dudit marché. Dans un entretien qu’il nous ont accordé, ces gérants ont également abordé la collaboration qui les lie aux occupants du marché, surtout les femmes, qui opposent souvent un refus face à certaines initiatives des autorités.

Interrogé par maguineeinfos.com, Abdoul Karim Baldé, le Secrétaire général du bureau du marché a également fait un clin d’œil sur la gestion des ressources du marché.

Sur cet angle, notre interlocuteur balaye d’un revers tout soupçon lié à un quelconque détournement dans son marché.

Lire ci-dessous, l’intégralité de l’entretien!

Le marché Entag était l’un des plus sales de la capitale. Mais aujourd’hui, vous criez à une propreté qui attire l’œil, dites-nous, comment cela s’est passé ?

Ça n’a pas été facile d’assainir ce marché, puisqu’il est le plus grand marché de la commune de Matoto. Avant notre arrivée, c’est seulement quatre personnes qui nettoyaient tout le marché, un marché qui englobe 17 secteurs. Donc on a cherché à appeler tous les 17 chefs secteurs, on a donné deux personnes à chaque secteur pour le notoyage, chaque matin et chaque soir. Il y a un dépotoir au niveau du marché ici, dès qu’ils nettoient, ils envoient là-bas les ordures. Il ya un contrat avec Albayrack qui vient prendre les ordures chaque deux jours. Donc c’est comme ça on a réussi à faire. Mais il faut aussi féliciter le Maire Monsieur Mamadouba Tos Camara, qui nous a fourni du matériel par lequel on travaille. Il s’agit des brouettes, des bottes, des gants, cela nous permet de travailler. C’est pourquoi aujourd’hui à l’intérieur comme à l’extérieur c’est propre.

Que comptez-vous faire pour maintenir cette propreté à Entag ?

Il ya deux choses, premièrement les chefs secteurs sont en compétition. Si on vient le matin on trouve que ton secteur n’est pas propre, tu seras automatiquement remplacé. Dans ce cas, tu seras obligé de rendre ton secteur propre.

Deuxième, là où se trouve le bac à ordures, il y a des agents communaux qui surveillent, parce qu’il y a des gens dans les quartiers qui refusent de s’abonner, mais ils viennent déposer leurs ordures par là. Donc ces agents postés sur place empêchent ces personnes à venir jeter les ordures là-bas. C’est seulement les ordures du marché qu’on envoie là-bas. Nous notre responsabilité c’est de gérer le marché de 7h à 19h, donc après c’est aux agents d’assurer la garde du marché.

Quelles autres mesures comptez-vous engager pour garantir la propreté de la zone ?

Ici on a beaucoup d’ambitions. On a un projet de construction de deux hangars pour les femmes étalagistes qui sont au bord de la route. Nous comptons aussi désenclaver complètement le long des murettes pour rendre le marché accessible, même si certaines femmes pensent qu’on le fait contre elles, mais c’est plutôt pour elles. Avant il n’y avait pas d’eau au marché, aujourd’hui le Maire nous a aidé à avoir un forage, facilement tu peux avoir de l’eau.

Quels moyens disposez-vous aujourd’hui pour faire ces travaux que vous citez ?

C’est simple ! Toutes les personnes qui sont là sont en train de payer leurs taxes, que ça soit la location mensuelle ou les billets. Quand on monte aussi un bon projet, on explique les retombées au Maire et qu’il trouve que c’est profitable pour l’évolution du marché, il nous aide.

Comment se passe la collaboration avec les femmes du marché, qui sont parfois difficiles à faire comprendre certaines initiatives ?

Avec les femmes du marché, c’est souvent difficile. Mais on essaye de passer par des sensibilisations, leur faire comprendre que nous sommes là pour elles. Beaucoup de choses ont changé dans ce marché, il y a des femmes ici qui partent dans de nombreux pays pour acheter de la marchandise. Pour démarquer leurs marchandises, c’était des problèmes, des agents venaient les empêcher de débarquer, mais aujourd’hui tout cela est réglé. Il suffit qu’elles payent les taxes, elles sont libres avec nous. Depuis qu’on a commencé ça, elles nous soutiennent et nous comprennent. Mais il y a un autre problème, c’est que tout le monde aime réclamer le changement. Pourtant, le changement a des conséquences positives et négatives, parce que pour faire un changement, il est parfois nécessaire de faire un nettoyage. Par exemple là où on prévoit un hangar, il y a des femmes qui sont installées là-bas. Mais pour faire un bon travail, il faut les déguerpir pour faire profiter le maximum de femmes. Maintenant pour leur faire savoir cela, ça ne sera pas facile. Donc ce sont entre autres, les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

Dans plusieurs marchés on entend souvent des cas de détournements de fonds. Dites-nous qu’en est-il de l’administration du marché d’Entag ?

Je ne sais pas s’il y a des détournements de fonds dans certains marchés. Mais chez nous ici, ça n’a jamais été le cas. Il y a un bureau qui est responsable. L’administrateur sait ce qu’il doit faire, il y a son adjointe, il y a aussi le Secrétaire général. Le marché a aussi un comptable qui est là depuis 2 ans. Il n’ya jamais eu de bruit lié à un détournement dans ce marché. Chacun des membres du bureau du marché connaît son rôle, donc tout se passe bien.

Siradio Kaalan Diallo/ E-mail : villakaalan@gmail.com/ Tel: 621 72 72 76