La signature de ce protocole d’accord bilatéral entre l’Etat guinéen et celui malien a pour objectif principal de renforcer les mesures nécessaires pour faciliter la transhumance des animaux entre la Guinée et le Mali. En effet, l’accord a été signé ce vendredi 08 avril 2022 dans la salle de Conférence du Gouvernorat de Kankan en présence des autorités administratives et du Ministre guinéen de l’Agriculture et celui de l’Élevage du Mali qui s’est fait représenter par l’un de ses compatriotes.
Lors de cette cérémonie, des questions liées à la collaboration entre éleveurs et agriculteurs ont été soulevées et débattues par les cadres concernés pour la circonstance. Cet accord permettra de diminuer les prix de la viande sur le marché.
« Nous sommes à Kankan pour apporter le protocole d’accord réglementant la transhumance entre la Guinée et le Mali. C’est un protocole très important qui permet de régler l’arrivée des éleveurs maliens et guinéens, leur séjour de février à Mai et leur retour à partir de cette date. Toutes les choses concernant l’état sanitaire des animaux, les pièces administratives des éleveurs seront réglées, elles vont nous permettre d’avoir un partenariat gagnant-gagnant. La signature de ce protocole parviendra à baisser le prix de la viande », a expliqué Youbaba, délégué du Ministre malien du Développement rural, chargé de l’élevage et la pêche malienne.
De son côté, le Ministre guinéen de l’agriculture et de l’élevage se réjouit de l’initiative et rappelle l’importance de l’accord obtenu.
« Ce message veut tout simplement dire que les deux pays ont trouvé un accord sur la gestion de la transhumance. Avant, la transhumance se faisait dans un esprit d’hospitalité, de fraternité, mais il n’y avait pas de cadre légal signé entre les deux pays pour réglementer et contrôler la transhumance. Alors on vient renforcer l’esprit hospitalier et de paix entre les deux pays pour un cadre légal pendant une période de 4 mois. Ce cadre va permettre à nos frères maliens de venir en Guinée avec leurs troupeaux, les nourrir et prendre soins d’eux. Grâce à ces transhumances, les races sont améliorées en Guinée », se réjouit Mamoudou Nagnalén Barry.
A l’instar des autorités des deux pays, les acteurs du secteur de l’élevage évoquent des difficultés qu’ils traversent. Ils voient ainsi une délivrance suite à ce protocole.
« Depuis 2017, nous sommes confrontés à des problèmes après une lettre de suspension de la transhumance. Maintenant que ce problème est réglé par ces 2 Etats, nous sommes vraiment contents, mais il faut matérialiser, c’est extrêmement important », a dit Elhadji Karifa Kourouma, Président de la Fédération filière bétail de Kankan.









