A quelques jours de la fête de l’Aïd et Fitr dans le monde musulman, les marchés de la capitale sont inondés par des marchandises de toutes natures. A côtés, se faufilent de nombreux clients qui de cherchent d’articles embellissent leur fête. Au marché Enta dans la commune de Matoto, le constat révèle que même les murettes qui séparent le marché à la chaussée sont dépassées pour les étalagistes, qui fixent leurs produits tout au long de la route.
Cette situation s’explique selon les personnes interrogées, par le manque de place dans le marché. Questionnée par l’un de nos reporters, une marchande reconnaît avoir contourné les murettes afin d’installer son commerce. A cause du manque d’espace, elle se dit obligée pour le moment de jouer au cache-cache avec les policiers jusqu’à finir d’écouler ses produits.
« Le marché est bien disponible mais nous ne pouvons pas tous s’installer dedans par faute de places, disons même les policiers n’acceptent pas qu’on reste derrière les murettes et ils nous chassent sur la route aussi. On a envoyé beaucoup d’articles pour la fête mais par manque de places on est obligé de faire la course de chat et souris avec les policiers pour revendre au bord de la route. Après la fête nous allons quitter les lieux mais d’ici là, nous sommes obligées de bafouer la loi pour faire écouler nos articles », confie Fatoumata Yarie Soumah.
Cette occupation anarchique de la route par les vendeuses cause de multiples problèmes aux usagers en longueur.
« Les murettes sont faites pour protéger les vendeurs mais fort malheureusement elles sont utilisées pour exposer les marchandises à savoir des pagnes, ceintures et tant d’autres. Les policiers doivent être stricts à cet effet, sinon les accidents seront énormes d’ici la fête », alerte Thierno Sadou Bah.
Adama Diallo









