Tout comme les acteurs politiques, la tenue ou non des manifestations pendant cette transition divisent aussi les acteurs sociaux du pays. Contrairement au FNDC qui tient mordicus à battre le pavé dans les prochains jours pour dénoncer la durée de la transition adoptée par Me CNT, la CONAPAID elle, demande aux uns et aux autres de privilégier le dialogue afin de trouver un consensus, face à ce qu’elle qualifie de violation de l’article 77 de la charte de la transition.
Joint au téléphone par notre rédaction ce mardi, 17 mai, 2022, Ibrahima Aminata Diallo a d’abord condamné la violation de l’article 77 de la charte de transition par les autorités du pays. Il reconnaît aussi que le droit de manifestation est consacré par l’article 08 de la même charte. Cependant, le Président de la coalition nationale des acteurs pour la paix et le développement indique que le dialogue doit toujours être au centre des préoccupations pour éviter les erreurs du passé.
« Le moment n’est pas aussi opportun pour l’instant pour les manifestations. Nous au niveau du forum des forces sociales, nous condamnons toute forme de violence et de violation des droits de l’Homme. A notre niveau, nous pensons que le dialogue seul peut-être un moyen pour ne pas aller dans l’affront et ne pas retomber dans les violences que nous avons connues pendant les périodes précédentes », analyse notre interlocuteur.
Se disant témoin oculaire des conséquences néfastes que peuvent engendrer les manifestations sociopolitiques en Guinée, l’ancien président de la plateforme des jeunes leader de l’axe pour la démocratie et le développement appelle ses compatriotes au calme et à la retenue.
« J’invite la jeunesse de l’axe qui est très motivée et engagée, qu’elle sache que nous sommes tous pour la démocratie, nous sommes tous pour le retour à l’ordre constitutionnel. Mais on doit tirer les leçons du passé pour ne plus retomber dans les erreurs, on a pratiquement été les plus victimes de ce pays où les jeunes de moins de 20 ans, ont été abattus par belles. Nous ne souhaitons plus que cela revienne. Donc c’est à nous jeunes de l’axe de prendre conscience et de tirer les leçons pour ne plus retomber dans ces erreurs », suggère t-il.
Par ailleurs, cet acteur de la société civile demande au CNRD de publier la liste de ses membres afin de lever les doutes qui continuent à planer au sein de l’opinion.
Yam’s Cheick Camara








