La Vérité, la justice, la réparation de l’injustice subie, ke pardon et la non répétition de l’injustice, sont les éléments clés de la réussite d’une transition. C’est la leçon que vient de donner Aboubacar Soumah au Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe. Il a fait cette morale suite aux poursuites judiciaires annoncées contre l’ancien président et ses collaborateurs.
Selon le Président de la Coalition démocratique de Guinée, Alpha Condé reste le premier à répondre à toutes les accusations portées sur son régime. Des crimes de sang aux crimes économiques, le Président de GDE ne voit pas un meilleur répondant plus que le Président déchu.
« Celui qui est responsable de tout ce qui s’est passé de 2011 à 2021, c’est bien le professeur Alpha Condé. Bon ou mauvais s’il y en a. C’est lui qui a prêté serment de respecter la loi et de la faire respecter. C’est lui qui a présenté un projet de société qu’il promet de réaliser pour le peuple de Guinée. S’il y a eu crimes, s’il y a eu corruption, s’il y a eu blanchiment d’argent, détournement des biens publics, le premier responsable de tout ça reste et demeure le professeur Alpha Condé. Car, selon la constitution de mai, 2010, il est le Président de la République qui nomme le Premier ministre et qui peut le révoquer. Et la nomination des ministres et autres cadres de l’Etat relève de son pouvoir discrétionnaire. Donc aller arrêter ou prendre la queue du serpent pour dire que tu as tué le serpent, ce n’est pas vrai, c’est la tête. Et la tête c’est le professeur Alpha Condé », tranche Aboubacar Soumah.
L’ancien député invite le CNRD à garantir la justice transitionelle, qui est selon lui, l’unique moyen de permettre à la junte militaire au pouvoir de gagner le pari de la réconciliation nationale.
« Si nous devons pardonner, ça doit obéir à ces cinq principaux piliers. D’abord la manifestation de la vérité. Après avoir connu la vérité, on essaie de faire la justice. Lorsque la justice est faite, on doit pouvoir réparer l’injustice subie par X. Après la réparation, la victime doit pouvoir pardonner. Après le pardon, on doit garantir la non répétition. Voilà les cinq piliers de la justice transitionelle », enseigne le président du parti Guinée pour la démocratie et l’équilibre.
Yam’s Cheick Camara








