Sur instruction du Président de la République, les opérations de démolition des habitations sont suspendues sur l’ensemble du territoire national. En tout cas, c’est entre autres le contenu d’un communiqué rendu public dans la soirée de jeudi, 19 mai, 2022 sur la télévision nationale. Tombée à peine, cette décision va avec son avalanche de commentaires. Chez le Syndicat des Commerçants de Guinée, c’est la réjouissance totale. Le Secrétaire général salue une bonne décision permettant de donner la chance au processus de réconciliation entamé par le CNRD.
D’aucuns soutiennent que cette décision est tombée suite aux différentes doléances lancées notamment par les sages du Foutah, mais aussi par le
Syndicat des Commerçants de Guinée. Ce qui revient à dire que cette décision vient à point nommé selon le Secrétaire général du Syndicat des Commerçants de Guinée.
« Nous sommes très contents, très à l’aise. Parce que le Président Mamadi Doumbouya a compris le message. Et aujourd’hui ceux qui étaient concernés sont aussi contents. Dans l’ensemble, tout le monde est satisfait », se réjouit Elhadj Ibrahima Diallo.
Mais dans son communiqué, la junte militaire a précisé que « cette trêve saisonnière et humanitaire n’est nullement pas synonyme d’un arrêt définitif de cette opération ». Sur ce passage, notre interlocuteur sollicite à ce que l’autorité militaire change de stratégie
« Le territoire guinéen c’est pour l’Etat. Mais quand tu dois casser la maison de quelqu’un, il faut faire quelque chose de mieux de ce qu’il a fait. Mais il ne faut pas casser pour casser. C’est ce qui nous arrive dans ce pays. On vient on casse chez quelqu’un, on laisse là-bas comme une poubelle. On ne construit pas, on casse la maison de quelqu’un ou sa boutique. Moi je dis de casser quand c’est nécessaire », suggère t-il.
Pour rappel en 1998, sous les règne de feu Général Lansana Conté, celui qui est devenu aujourd’hui Secrétaire général du Syndicat des Commerçants de Guinée dit avoir été victime d’une opération similaire de casse de maison à Dar-Es-salam, son ancien quartier. Mais selon son témoignage, de cette date à nos jours, aucun travail sérieux n’a été fait par l’Etat sur ce terrain déguerpi. Le lieu est même devenu un dépotoir d’ordures. Chose que la victime ne cesse de déplorer.
Yam’s Cheick Camara









