Me Alfred Mathos et Jacques Gbonimy se réclament tous il y a des années, présidents de l’ancien parti de feu Jean Marie Doré. L’affaire s’est invitée à la justice suite à une requête introduite par Jacques Gbonimy. Ce différend qui oppose ces deux acteurs politiques autour de l’Union pour le Progrès de la Guinée est loin de voir le bout du tunnel. Ce, malgré l’implication récente des sages de la forêt pour un arrangement à l’amiable.
À en croire le Président Gbonimy que nous avons interrogé pour la circonstance, la médiation faite par les sages de la forêt entre lui et son belligérant ne pourra pas porter grand fruit. Puisque selon lui, les résolutions obtenues suite à cette assise ont été violées par Mathos lui-même qui veut qu’il vienne en deuxième position à la tête de l’UPG. Une idée qu’il botte en touche en campant à son tour sur sa plainte à la justice qui devrait être retirée suite à l’instruction donnée par les sages.
« On a fait trois jours d’assises à N’Zérékoré, à l’issue de ces assises, ils ont demandé à ce que je retire la plainte sans condition, parce que les sages n’admettent pas les plaintes contre les gens, que les choses doivent être discutées entre frères en famille. Mais en retour, les sages ont exigé aussi que Mathos cède la présidence du parti et qu’il laisse cette affaire maintenant, que parce que trop c’est trop. C’est entre-temps que les sages ont demandé l’officialisation de tout ce qui a été dit, donc ils ont chargé le doyen Nawa Damey, l’ex ministre pour faire ces assises-là. À notre retour, ce dernier nous a reçu. A notre fort étonnement et pendant l’entretien, Mathos a insisté sur le retrait de la plainte, la condition était aussi qu’il laisse la Direction du parti, mais il me demande d’être son vice-président », explique-t-il.
Et, si tel est le cas c’est que les engagements pris à N’zérékoré ne sont pas respectés, fait savoir Jacques Gbonimy.
« Cela veut dire que nous continuons avec notre plainte en justice et l’avocat est en train de suivre la procédure maintenant pour que le jugement soit fait. Parce que les autorités sociales et morales n’ont pas pu trancher entre nous. Le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation non plus n’a pris aucune décision, donc il revient à la justice qui est la boussole de cette transition de trancher entre nous »,a-t-il persisté.
Nous avons tenté d’avoir la version de Me Alfred Mathos dans cette affaire, mais nos efforts ont été vains.
Yam’s Cheick Camara








