Le geste « humanitaire » du CNRD autorisant l’ancien chef de l’Etat de sortir du pays pour des soins médicaux en Turquie continue de diviser l’opinion publique nationale. Contrairement à certaines organisations sociales qui trouvent la décision normale, au niveau de la DPEG, on déplore le flou qui entoure cette sortie. Car, si sa destination est connue, aucune information n’a été donnée par les nouvelles autorités sur la date de son retour. Ce que déplore le Crésident de la plateforme démocratie, paix, élection et développement durable en Guinée qui a été joint par maguineeinfos.com  

Dans son communiqué annonçant le rendez-vous médical d’Alpha Condé à l’étranger, le CNRD a assuré que cette deuxième sortie du Président déchu est en parfaite conformité avec les procédures judiciaires. Mais cette autorisation a-t-elle été validée par le procureur général qui depuis la prise de cette décision reste silencieux ? C’est la question que se pose cet activiste de la société civile

« Ce qu’on se demande, est-ce que l’autorisation de la sortie de l’ancien président a été validée par le procureur de la République ou c’est une décision du CNRD ? Autre chose qui est dans cette affaire, c’est qu’ils ont autorisé l’ancien président mais pas signifier la date de son retour. Chose qui devait être vraiment précisée. Parce que pour une question de procédure, il faut que les gens soient situés par rapport au temps », exige Mamadou Ciré Dioum.

L’autre inquiétude du président de la DPEG,  c’est le choix de la Turquie chez Recep Tayip Erdogan où Alpha Condé se trouve actuellement pour ses soins intensifs.

« Le CNRD doit prendre toutes les dispositions. Puisque l’ancien président Alpha est un grand politicien, il connaît très bien la politique, il est aussi déçu.  Quelqu’un qui était au pouvoir et qui est éjecté de son fauteuil suite à un coup d’Etat, c’est quelqu’un qui est déçu. Il faut craindre beaucoup de choses. Parce que l’incompréhension interne va donner la force à un ennemi de réagir »,a-t-il alerté

Cette sortie d’Alpha Condé du pays est intervenue alors que l’ancien président renversé le 05 septembre, 2021, est visé par une plainte pour des cas présumés de crimes de sang commis sous son Magistère ainsi que de nombreux de ses anciens Cadres et Ministres.

Yam’s Cheick Camara