Le temps presse pour la Guinée.  Seulement 72h nous séparent du prochain sommet ordinaire des chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest qui doit se tenir dans la capitale ghanéenne. Alors que le 4 juin dernier,  la CEDEAO a donné un ultimatum à la junte militaire guinéenne de créer toutes les conditions possibles pour favoriser le retour rapide à l’ordre constitutionnel. Mais parmi les exigences faites par l’institution sous-regionale à la Guinée, l’on peut dire qu’à part le cadre de dialogue amorcé en début de semaine par le premier ministre guinéen, rien ne matérialise sur le terrain.  Chose qui pourrait engendrer des sanctions futures contre le pays,  si l’on s’en tient en tout cas à la nature de cet ultimatum. 

Y a-t-il une crainte de sanctions contre la Guinée si les nouvelles autorités du pays ne se plient pas aux exigences de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest ? La réponse est sans doute OUI selon le président de l’union des démocrates pour le renouveau et le progrès.  La CEDEAO demande justement à l’autorité militaire guinéenne de redéfinir le chémat sur la durée de la transition conformément aux dispositions de la charte, mais aussi de donner la chance à un dialogue inclusif avec les parties prenantes afin de diligenter un retour imminent à l’ordre constitutionnel. Faute de quoi, des décisions sévères risquent d’être prises par l’organisation dès ce trois juillet, 2022, contre la Guinée. A date, tous les signaux sont au rouge pour se jeter dans la gueule du loup lance Dr. Édouard Zotomou kpogomou.

« La balle encore une fois, se trouve dans le camp du CNRD. Beaucoup de gens pensent que des sanctions ne viendront pas, ça c’est une erreur fondamentale. Ce que les gens oublient, ils disent que nous avons notre propre monnaie, on est pas de la zone CFA et que nous avons la mer,  par conséquent on peut échapper aux impacts des sanctions, ça c’est une erreur grave. On a notre propre monnaie, je suis d’accord. Mais si on nous bloque les frontières terrestres, maritimes et aériennes, le volume de nos échanges sera réduit. Il n’y aura même pas d’échanges et quand il n’y aura pas d’échanges, même la Douane qui est supposée faire des recettes sur la base de ces échanges, ne pourra pas faire son travail dans ces conditions. Il n’y a pas de biens à l’intérieur du pays. Mieux, vous allez produire de l’argent parce que vous avez votre planche, mais cette masse monétaire ne sera pas en équilibre avec les biais et les services que vous produisez dans le pays. Dans ces conditions, vous serez en situation d’inflation et quand ça devient ainsi, personne ne pourra supporter le coup », a-t-il fait savoir.

Pour finir, ce leader politique, membre de l’alliance nationale pour une alternance démocratique (ANAD), a laissé entendre que s’il y a sanctions, les conséquences seront graves pour la population. Et pour éviter de telles éventualités, il appelle le CNRD et son Président, à céder pour le bonheur de la Guinée.

Yam’s Cheick Camara