Le Président de l’ADC-BOC réagit au lien entre le Front national pour la Défense de la Constitution et les forces vives. Ensuite, il donne sa position face aux tueries en marge des manifestations. Selon lui, autorités et opposants doivent mettre balle à terre afin d’en finir avec les exactions dans le pays.

Chez nos confrères de Djoma Média, Ibrahima Sory Diallo estime que le moment des manifestations du FNDC est mal choisi pour descendre dans les rues. Il justifie sa position par l’arrivée prochaine du médiateur de la CEDEAO en Guinée.

« Nous avons demandé la médiation de la CEDEAO, voilà ce qui me met en désaccord avec le FNDC. Lorsque vous demandez quelque chose comme la médiation de la CEDEAO, pendant que le médiateur est dans le pays, vous annoncez des manifestations, ça c’est un point de désaccord entre nous qui étions dans le G58. Mais il y a eu certains partis du G58 qui ont levé la main pour soutenir sans être du FNDC, c’est ce qui fait aussi que le Front National pour la Défense de la Constitution s’est donnée la charge de   représenter les forces vives de la nation.  Ce qui n’était pas consentis par rapport  à toutes les forces vives certains se sont abstenus et d’autres pour des intérêts  les ont soutenu et par contre il y a eu des dérapages. Chaque parti politique a sa façon de revendiquer, elle peut etre pacifique et aussi de manifestation mais c’est des formes de réclamations. Aujourd’hui le CNRD devait concilier les positions de tout un chacun pour ramener les gens ensemble. Je pense que c’est cette voix qui s’ouvre maintenant  par l’arrivée de Yayi Boni et les gens doivent comprendre que nous avons manifesté il y a des morts, on ne s’est même pas intéressé pour poser des conditions pour qu’il y ait des enquêtes autour de ça, on prépare encore une autre manifestation qui va aussi entraîner des morts, est ce qu’on va continuer à faire des manifestations qui vont entraîner des victimes ? », s’interroge le président de l’ADC BOC.

Plus loin, il soutient que les autorités de la transition devront dérouler son agenda dans un délai raisonnable.

« Aujourd’hui certains politiques se sont dit  que ceux qui ont pris ce pouvoir là c’est pour nous, le CNRD n’a pas pris le pouvoir pour le transférer à quelqu’un, ils ont un programme aussi pour la Guinée et ils vont faire ce programme là dans une courte durée. Il faut que les gens puissent comprendre », soutient-il.

Ousmane Baldé