Le Président de la Transition entend mettre à terre, tous les conseils communaux soupçonnés de détournement de fonds. A date, une dizaine de bureaux de conseillers sont dissouts à travers le pays. Mais cette démarche du chef de l’Etat n’est pas partagée par certains acteurs politiques. Le Vice-président de l’UFDG lui, crie à une violation de la procédure.

Pour Fodé Oussou Fofana, la dissolution d’un conseil communal est subordonnée à des règles. Elle ne peut être effective qu’à des rares cas. Et dans le cas de figure qui fait la Une en Guinée, le chef de l’Etat passe à côté de la plaque selon l’ancien député.

« On ne vit pas dans la jungle. Il faut respecter la loi. Le colonel a dit quoi? Il a dit que la justice va être la boussole mais est-ce qu’aujourd’hui il y a la justice? Et s’il y a la justice, il faut  voir si les lois sont respectées. Je me suis amusé, moi je ne suis pas un juriste. Par curiosité, j’ai pris le soin de consulter le code des collectivités locales qui indique dans quel cas ou dans quelle condition un conseil communal peut être dissous par le Président de la République. A cet égard, c’est très clair. L’article 80 du code dispose que le conseil d’une collectivité locale dont le tiers au moins des membres ont été reconnus coupables par le tribunal de première instance, d’avoir commis des crimes ou des délits peut être dissous sur proposition du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.  Mais on n’est pas dans la jungle pour dissoudre, se lever comme ça, prendre une décision. Personne ne sait même ce qui s’est passé. Vous ne les envoyez pas au tribunal, vous ne les confrontez pas, vous ne montrez pas ce qu’ils ont  détourné et vous prenez un décret pour dire qu’ils sont dissous. Ce que je vous dis là, c’est ce qui est dans le code. Nous ne sommes  pas dans la jungle », a analysé ce proche de Cellou Dalein Diallo.