Si pour la majeure partie des acteurs politiques et sociaux, mais aussi des défenseurs des droits humains en Guinée les anciens ministres et cadres du régime Condé incarcérés à la prison civile de Coronthie depuis environ 06 mois sont des prisonniers politiques, ainsi que certains responsables du front national pour la défense de la constitution notamment Oumar Sylla Foniké Mangué et Ibrahima Diallo sans oublier Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du bureau exécutif national de l’union des forces républicaines de Sidya Touré, pour l’actuel premier ministre de la transition, tel n’est pas le cas.
Bernard Gomou soutient mordicus que ces détenus préventifs ne sont ni de près ni de loin considérés par son équipe gouvernementale comme étant des prisonniers politiques. Il estime d’ailleurs en prenant l’exemple sur les responsables du FNDC, un mouvement social qu’il qualifie de groupement des faits déjà dissout que c’est la justice qui s’est saisie du dossier puisque selon ses mots, ils ont enfreint à la loi.
« Dès que le CNRD est venu au pouvoir, tout de suite, il y a eu la libération des prisonniers politiques et la rentrée rapide des exilés politiques. Mais aujourd’hui, pour nous, il n’y pas de prisonniers politiques en Guinée. Un groupement de fait non reconnu, un groupement dissout qui appelle à la violence, qui a fait sortir des loubards dans la rue pour caillasser des véhicules, pour s’attaquer à la vie des personnes, pour détruire des biens physiques, lorsqu’ils sont interpellés, pour moi, il faut laisser la justice faire son travail », a martelé le successeur de Mohamed Béavogui dans l’émission On refait le monde sur Dioma médias.
Yam’s Cheick Camara








