Les dernières images d’Alpha Condé passées en boucle sur les réseaux sociaux ces derniers temps et qui faisaient cas de sa rencontre avec le Pap François ont certes éveillé le soupçon de la junte militaire guinéenne qui ne serait plus dans la logique de laisser l’ancien président terminer son séjour médical chez Recep Tayyip Erdogan. Selon Jeune Afrique, l’autorité militaire guinéenne est en train de monter la pression en passant par des menaces contre la société Albayrak pour exiger le retour d’Alpha Condé au pays. Pour le Président de l’UGDD, Alpha Condé a fait 11 ans de gestion avec des conséquences désastreuses sur tous les plans. Il mérite d’être situé sur son sort.
L’acteur politique se montre sceptique vis-à-vis du séjour d’Alpha Condé à l’étranger.
« En tant que Président de l’UGDD, j’étais un des politiques qui pensaient que le professeur Alpha Condé jusqu’à maintenant doit répondre à tous les actes négatifs qu’il a posés pendant son magistère. Pour moi s’il est en bonne santé, il doit revenir effectivement en Guinée, puisqu’il y a des plaintes qui sont à la justice guinéenne contre sa personne », a-t-il fait savoir au micro de maguineeinfos.com.
Mais il ne faudrait pas que le CNRD en fait cette situation une sorte de chantage vis-à-vis des multinationales turques qui existent en Guinée selon Pépé Francis Haba.
« Notre pays est un pays extrêmement dépendant des financements extérieurs. Et donc c’est grâce à ces sociétés que notre pays est en train de se développer. Surtout la société Albayrak qui gère le port autonome de Conakry qui quand même joue un rôle important dans le budget de l’Etat. Il est donc inadmissible que des militaires fassent irruption dans les locaux des sociétés. Normalement la politique d’un Gouvernement n’est pas liée à la politique des sociétés privées qui sont d’origines de ce pays là. Plus concret, la politique turque du Gouvernement turc, ne devrait pas faire en sorte que notre pays se braque contre les sociétés turques qui sont dans notre pays », a conseillé ce membre de l’ANAD.
Selon des sources généralement bien introduites, le chef de la transition guinéenne aurait demandé le mercredi 7 septembre dernier, la suspension de toutes les activités portuaires avant de revenir deux heures plus tard sur sa décision.
Yam’s Cheick Camara








